CRISE CLIMATIQUE ET ALIÉNATION

                                  Michel Löwy

Michel Löwy é um pensador, sociólogo, franco-brasileiro, professor na Sorbonne e autor de inúmeros livros de linha marxiana e um dos melhores conhecedores da teologia da libertação sobre a qual escreveu vários livros. É um dos fundadores do ecosocialismo e preocupado com o alarme ecológico que, a seguir a lógica do sistema de produção depredador e desenfreado, pode tornar a Terra inabitável. É este sistema que já dura cercaq de 300 anos e implantado no mundo inteiro e sem qualquer compaixão para com a vida terrestre natural e humana, o causador principal da atual crise sisrêmica. Se não cuidarmos ela poderá ser fatal. Transcrevemos este artigo por ser didático e esclarecedor do atual drama climático e ecológico da Terra. LBoff

Nous sommes tous des passagers d’un nouveau Titanic. Toutefois, contrairement à celui de 1912, les officiers et la plupart des passagers de ce superbe transatlantique sont au courant. Ils savent que si le nouveau Titanic continue son cours actuel, il va immanquablement heurter un iceberg et couler. L’iceberg s’appelle «Changement climatique ».

Certains des officiers ont posé la question d’un changement de cours. «Trop cher» leur a-t-on répondu: il faudrait indemniser les passagers, etc., bref, de grosses dépenses. On a cependant pris la résolution de réduire l’allure, mais elle n’a guère été appliquée. Pendant ce temps, dans la luxueuse Classe affaires, l’orchestre joue et les passagers dansent. En Classe économique les gens suivent avec passion, à la télévision, le championnat de football. Un groupe de jeunes indignés protestent, et exi- gent une autre route, mais leur voix est couverte par le bruit de l‘orchestre et de la télévision.

Certains passagers, aussi bien en Classe affaires qu’économique, sont inquiets. Très inquiets même. Ils savent qu’un certain nombre de passagers clandestins ont réussi à monter sur le transatlantique. Ils se mobilisent activement pour les pourchasser et les jeter à la mer. Une minorité philanthropique pro-pose qu’on leur donne un gilet de sauvetage avant de les abandonner dans l’océan. C’est encore en discussion.

Pendant ce temps, le nouveau Titanic avance, inexorablement, vers son iceberg.

Cette allégorie tragicomique peut servir à illustrer la situation de notre civilisation (capitaliste industrielle moderne) face à la menace, de plus en plus évidente, de la catastrophe écologique, à savoir d’un changement climatique irréversible et incontrôlable, mettant en péril les fondements même de la vie en général, et de la vie humaine en particulier. N’y aurait-il pas là une aliénation de l’humanité tout entière, incapable de parer au danger imminent ?

L’iceberg approche

 Qu’est-ce que donc l’aliénation ? Le dictionnaire Robert en donne deux définitions :

 1) Trouble mental, passager ou permanent, qui rend l’individu incapable de se conduire normalement.

  2) État de l’individu qui devient esclave des choses et  des conquêtes de l’humanité, qui se retournent contre lui.

Sommes-nous dans le premier cas ? Peut-on parler d’une sorte de « trouble mental » collectif, qui rend les individus incapables de se conduire normalement ? Peut- être. Mais plutôt que de « trouble mental », il faudrait parler d’aveuglement volontaire ou de myopie aggravée ou encore de comportement d’autruche (face au danger, la tête dans le sable).

Je penche plutôt pour la deuxième définition du dictionnaire, à condition de l’étendre de l’individu à la collectivité.

L’analyse classique de l’aliénation (Entfremdung) se trouve chez Marx, en particulier dans les Manuscrits de 1844. Pour le jeune Marx l’aliénation est le processus par lequel les produits de l’activité humaine, du travail, de la production, deviennent indépendants de leurs créateurs et prennent la forme d’une puissance autonome, qui échappe à leur contrôle et s’oppose à eux comme hostile et étrangère.

Tel est le cas des marchandises, du marché mondial, des énergies fossiles, de l’agriculture industrielle, du productivisme, du consumérisme. En fait, c’est toute la civilisation industrielle qui est devenue une puissance incontrôlable, qui se retourne contre ses créateurs,  et menace de les détruire. ll est une sorte de système «automate», impersonnel,  qui fonctionne selon ses propres règles parfaitement fondées sur des calculs mathématiques (de pertes et de profits) impéccables. Le Nouveau Titanic navigue  en conduite automatique, dont le fonctionnement est âprement défendu par ceux qui jouissent des privilèges de ce bateau de grand luxe.

Le pire peut encore être évité. On peut encore sortir du cercle infernal de l’aliénation et reprendre le contrôle de la navigation. On peut encore changer de route. Mais le temps presse…

Changeons de route

Qui sont ces jeunes qui tentent, avec une énergie inépuisable, de réveiller les passagers du Nouveau Titanic et rompre le charme mortifère de l’aliénation marchande ? La nouvelle génération est de plus en plus consciente que ce sera à elle de «payer l’addition», dans quelques dizaines d’années, pour l’aveuglement de ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, fusse-t-il économique ou politique. Elle comprend très bien que le problème ne se situe pas seulement au niveau des gouvernants – dont l’inertie est évidente, et se traduit dans le spectaculaire échec des dizaines de réunions de la COP, y compris la dernière sur le climat à Charm el-Cheikh, mais dans le système économique en place (i. e. le capitalisme industriel moderne). Cette conscience se traduit dans le mot d’ordre d’innombrables manifestations depuis la Confé- rence de Copenhague en 2009 : « Changeons le système, pas le climat!» Car, comme le résume parfaitement Greta Thunberg : « Il est mathématiquement impossible de résoudre la crise climatique dans le cadre de l’actuel système politique et économique ».

Greta Thunberg – traité de « sorcière » par les fascistes, néo-fascistes et réactionnaires de tout poil – a indéniablement joué un rôle catalyseur dans la mobilisation de la jeunesse pour le climat. Son appel de 2019 à une grève mondiale pour le climat a été suivi par 1,6 million de jeunes dans 125 pays du monde et celui du 20 septembre 2019 par 7 millions! La crise de covid-19 a sans doute ralenti cette mobilisation, mais elle reprend à nouveau, sous mille formes différentes : Friday for Future, Global Climate Strike, Extinction Rebellion, Youth for Climate, etc.

Résumant l’état d’esprit de cette génération, Greta Thunberg déclarait récemment: «Nous ne capitulerons pas sans lutter.» Cette combativité de la jeunesse est notre principal espoir pour éviter le naufrage collectif.

(Paru dans  Ecorev n° 53,  dec. 2022)

Meritiamo ancora di continuare sulla Terra?

Riparare la situazione dell’umanità, della Terra vivente, dei suoi ecosistemi, dei rapporti tra nazioni in guerra militarmente o economicamente; nell’Africa tribù che si ammazzano tra loro, tagliando braccia o gambe, una superpotenza come la Russia che massacra un intero popolo parente, foreste che sono devastate come in Amazzonia e Congo…

Quando seguo i resoconti scientifici dei climatologi che dicono che abbiamo già superato il punto critico del riscaldamento e che non si tornerà più indietro e che né la scienza né la tecnologia potranno più salvarci, appena attenuare e, infine, dicono che abbiamo radicalizzato l’antropocene (gli esseri umani sono la grande minaccia per la vita, siamo alla sesta estinzione della vita), siamo passati attraverso il necrocene (morte di massa degli organismi viventi) e ora arriviamo al pirocene (l’era del fuoco sulla Terra), forse la fase più pericolosa per la nostra sopravvivenza.

I terreni hanno perso la loro umidità, le pietre si sono surriscaldate e foglie e ramoscelli secchi stanno iniziando a provocare incendi spaventosi, come è successo nel 2022 in tutta Europa, persino nell’umida Siberia, in Australia, in California e, specialmente, in Amazzonia. E ancora di più, quando vedo che capi di stato e dirigenti di grandi aziende (CEO) occultano tali dati o non danno loro importanza per non danneggiare gli affari, si stanno scavando la fossa. Ancora peggio quando OXFAM e altre organizzazioni ci mostrano che solo l’1% della popolazione mondiale controlla praticamente tutto il flusso della finanza e che possiede più ricchezza di oltre la metà della popolazione mondiale (pari a 4,7 miliardi) e che nel Brasile, secondo FORBES , 318 miliardari possiedono gran parte della ricchezza in fabbriche, terreni, investimenti, holding, banche, ecc. in un paese nel quale 33 milioni soffrono la fame e 110 milioni s’incontrano in uno stato di insufficienza alimentare (mangiano oggi ma non sanno se mangeranno domani o nei giorni seguenti) e milioni di disoccupati o in lavori puramente informali, ci viene subito la domanda inarrestabile: noi umani siamo ancora umani, o viviamo nella preistoria di noi stessi, senza esserci scoperti come uguali, abitanti della stessa Casa Comune?

Con tutte queste disgrazie di cui l’essere umano, in gran parte, si è reso responsabile, merita ancora di vivere su questo pianeta? O la Terra stessa, possiede una sua strategia interna, come ha rivelato il coronavirus: quando una specie minaccia troppo tutte le altre, trova un modo per ridurre il suo furore o addirittura la elimina in modo che le altre specie possano continuare a svilupparsi sul terreno terrestre.

È in questo contesto che ricordo la frase di uno dei più grandi brasiliani della nostra storia, Betinho, che diceva spesso nelle conferenze: il problema più grande non è economico, non è politico, non è ideologico, non è religioso. Il problema più grande è la mancanza di sensibilità dell’essere umano nei confronti del suo simile che è al suo fianco. Abbiamo perso la capacità di avere compassione per chi soffre, di tendere una mano a chi chiede un pezzo di pane o un posto dove dormire in tempi di pioggia torrenziale.

La cultura del capitale ci ha resi individualisti, consumatori e mai vicini e cittadini con diritti, tanto meno ci fa sentire di fatto fratelli e sorelle perché abbiamo le stesse componenti fisico-chimiche uguali in tutti gli esseri viventi, compresi noi umani.

C’è stato uno che più di duemila anni fa è passato tra noi insegnandoci a vivere l’amore, la solidarietà, la compassione, il rispetto e la riverenza di fronte alla Realtà Suprema, fatta di misericordia e perdono e, a causa di queste verità radicalmente umane, è stato considerato un nemico delle tradizioni religiose, un sovversivo dell’ordine etico del tempo e finì assassinato e innalzato in cima alla croce, fuori dalla città che era simbolo di maledizione e abbandono da parte di Dio. Lui ha sopportato tutto questo in solidarietà con i suoi fratelli e sorelle.

Ancora oggi il suo messaggio rimane. In gran parte, è stato tradito o spiritualizzato per devitalizzare il suo carattere trasformatore e mantenere il mondo cosi com’è, con i suoi poteri e le sue infernali disuguaglianze. Ma altri, pochi, hanno seguito e seguono ancora i suoi esempi, la sua pratica e il suo amore incondizionato. Molti di questi a causa di ciò conoscono il suo stesso destino: la calunnia, il disprezzo e l’eliminazione fisica. Ma, io credo che Dio ancora si trattiene e non ci fa sparire, grazie a questi pochi.

Pur con questa convinzione, di fronte a questo quadro cupo, mi vengono in mente le parole del libro della Genesi: “Il Signore vide quanto fosse cresciuta la malvagità degli uomini sulla terra e come tutti i progetti del loro cuore tendessero solo a il male. Allora il Signore si pentì di aver creato gli esseri umani sulla terra e ebbe il cuore spezzato. Allora il Signore disse: sterminerò dalla faccia della terra l’uomo che ho creato e con lui gli animali, i rettili e anche gli uccelli del cielo, perché sono pentito di averli creati» (Gn 6, 5-7).

Queste parole scritte più di 3-4 mila anni fa sembrano descrivere la nostra realtà. Posto nel giardino dell’Eden (la Terra vivente) per custodirlo e prendersene cura, l’essere umano è diventato la sua più grande minaccia. Non bastava essere omicida come Caino, né etnocida con lo sterminio di interi popoli nelle Americhe e in Africa. È diventato ecocida, devastando e desertificando interi ecosistemi. E ora irrompe come biocida, mettendo in pericolo la vita della biosfera e la vita umana stessa.

Bisogna dirlo chiaramente che esta situacione dramática non è fruto dell’umanità. I suoi causatori sono le grandi corporazioni con i suoi tecnici, c’è il sistema de produzione industriale senza mesura che già funziona furiosamente da 300 anni exauriendo la naturaleza, como un robot che non se può fermanre. Loro sono gli ecoasasini della Terra e della vita.

Qui vale la pena citare i resoconti scientifici di una grande giornalista nordamericana, Elzabeth Kolbert. Dopo aver scritto il pluripremiato libro The Sixth Mass Extinction: an innatural history, ha appena pubblicato The White Sky: the nature of the future. Qui descrive i disperati tentativi degli scienziati di evitare il disastro totale come effetto del riscaldamento globale, che cresce di giorno in giorno; solo nel 2021 sono state immesse in atmosfera 40 miliardi di tonnellate di CO2. Questi scienziati propongono con la geo-ingegneria di bloccare in gran parte il sole in modo che smetta di riscaldare il pianeta. Il cielo diventerà bianco. Quali sarebbero tali conseguenze, soprattutto per la biosfera, per la fotosintesi e per tutto ciò che dipende dal sole? Ecco perché questa tecnologia è messa in discussione. Creerebbe più problemi di quelli che vuole risolvere.

Concludo con l’osservazione di uno dei più grandi naturalisti, Théodore Jacob, che ha scritto un intero libro esattamente con questo titolo: “E se l’avventura umana fallisse” (2000). Alla base del suo presupposto c’è la spaventosa capacità distruttiva degli esseri umani, perché “sono capaci di una condotta insensata e demenziale; a partire d’ora si può temere tutto, tutto, compreso l’annientamento del genere umano» (edizione francese, p. 246).

Sono un pessimista pieno di speranza. Pessimista di fronte alla realtà perversa in cui viviamo e soffriamo. Pieno di speranza perché credo che l’essere umano possa cambiare sulla base di una nuova coscienza e nel Creatore che, da questa crisi ed eventualmente da una rovina, possa costruire un tipo di esseri umani, più fraterni tra loro e rispettosi della Casa Comune.

Leonardo Boff eco-teologo.

(traduzione dal portoghese di Gianni Alioti)

¿Merecemos todavía continuar sobre la Tierra?

Reparando en la situación de la humanidad, de la Tierra viva, de sus ecosistemas, de las relaciones entre las naciones guerreando entre sí militar o económicamente, de tribus en África matándose, cortando brazos o piernas, de una superpotencia como Rusia masacrando a un pueblo pariente suyo, de selvas que están siendo devastadas, como en la Amazonia y en el Congo…

Cuando sigo los informes científicos de los climatólogos diciendo que ya hemos pasado A pergunta que mais importa fazer, aqui, lá fora, e até mesmo às estrelas: por que o ter quase tudo é tão de poucos, e o não ter quase nada é tão de muitos?el punto crítico de calentamiento y que ya no hay vuelta atrás, y que ni la ciencia ni la tecnología nos podrán salvar ya, solo prevenirnos, y finalmente diciendo que radicalizamos el antropoceno (el ser humano es la gran amenaza para la vida, estamos en la sexta extinción de vidas), pasamos por el necroceno (muerte en masa de organismos vivos) y ahora hemos llegado al piroceno (la era del fuego en la Tierra), tal vez la fase más peligrosa para nuestra supervivencia.

Los suelos han perdido su humedad, las piedras se han recalentado y las hojas y las ramas secas empiezan a provocar terribles incendios, como ocurrió en 2022 en toda Europa, hasta en la húmeda Siberia, en Australia, en California y especialmente en la Amazonia. Y más aún, cuando veo que los jefes de estado y los directivos de las grandes empresas (CEOs) ocultan tales datos o no les dan importancia para no perjudicar los negocios, con lo cual están cavando su propia sepultura. Peor aún, cuando OXFAM y otros organismos nos muestran que solo el 1% de la población mundial controla prácticamente todo el flujo de las finanzas y posee más riqueza que más de la mitad de la población mundial (4.700 millones), y que en Brasil, según FORBES, 318 multimillonarios poseen gran parte de su riqueza en fábricas, tierras, inversiones, holdings, en bancos e instituciones de países diferentes al suyo, en el cual 33 millones pasan hambre y 110 millones se encuentran en insuficiencia alimentaria (comen hoy y no saben qué comerán mañana o después) y donde hay millones de parados o en la pura informalidad, me viene a la mente la imparable pregunta: ¿nosotros los humanos, somos todavía humanos o vivimos en la prehistoria de nosotros mismos, sin habernos descubierto como iguales, habitantes de la misma Casa Común?

Con todas estas desgracias, de las cuales el ser humano es en gran parte responsable, ¿todavía merece vivir sobre este planeta? ¿O es que la propia Tierra tiene su estrategia interna, como el coronavirus reveló: cuando una especie amenaza demasiado a todas las demás, busca una manera de disminuir su furor o incluso de eliminarla para que las demás puedan seguir desarrollándose sobre el suelo terrestre?.

En este contexto recuerdo la frase de uno de los mayores brasileros de nuestra historia, Betinho, que decía muchas veces en sus conferencias: el problema mayor no es económico, no es político, no es ideológico, no es religioso. El problema mayor es la falta de sensibilidad del ser humano para con su semejante, con el que está a su lado. Hemos perdido la capacidad de tener compasión con quien sufre, de extender la mano a quien pide un pedazo de pan o un sitio para dormir en época de lluvias torrenciales.

La cultura del capital nos hace individualistas, consumidores, nunca próximos y ciudadanos con derechos, mucho menos nos concede sentir que somos de hecho hermanos y hermanas por tener los mismos componentes físico-químicos, iguales en todos los seres vivos, también en los humanos.

Hace más de dos mil años, hubo alguien que pasó entre nosotros enseñándonos a vivir el amor, la solidaridad, la compasión, el respeto y la reverencia ante la Realidad Suprema, hecha de misericordia y perdón, y que, por causa de estas verdades radicalmente humanas, fue considerado un enemigo de las tradiciones religiosas, un subversivo del orden ético del tiempo y acabó ajusticiado y levantado en lo alto de una cruz fuera de la ciudad, lo cual era símbolo de maldición y del abandono de Dios.

Él soportó todo eso en solidaridad con sus hermanos y hermanas Su mensaje ha permanecido hasta hoy, en gran parte traicionado o espiritualizado para desvitalizar su carácter transformador y mantener al mundo así como está, con sus poderes y desigualdades infernales. Pero otros, pocos, siguieron y siguen sus ejemplos, su práctica y su amor incondicional. Muchos de ellos por seguir su causa conocieron y conocen su mismo destino: la calumnia, el desprecio y la eliminación física. Pero es por causa de estos pocos, creo yo, que Dios todavía se contiene y no nos hace desaparecer.

Aún creyendo esto, ante este cuadro sombrío me vienen a la mente las palabras del libro del Génesis: “El Señor vio cuánto había crecido la maldad de los seres humanos en la tierra y cómo todos los proyectos de sus corazones tendían únicamente hacia el mal. Y el Señor se arrepintió de haber creado a los seres humanos en la tierra y su corazón se entristeció. Entonces dijo el Señor: voy a exterminar de la faz de la tierra al ser humano que creé y con él a los animales, los reptiles y a las aves del cielo, pues me pesa haberlos creado” (Gn 6,5-7).

 Estas palabras, escritas hace más de 3-4 mil años, parecen describir nuestra realidad. Colocados en el jardín del Edén (la Tierra viva) para guardarlo y cuidarlo, el ser humano se ha vuelto su mayor amenaza. No bastaba ser homicida como Caín, ni etnocida con la exterminación de pueblos enteros en las Américas y en África. Se ha hecho ecocida, devastando y desertificando ecosistemas enteros. Y ahora irrumpe como biocida, poniendo en peligro la vida de la biosfera y la propia vida humana.

Aquí cabe citar los informes científicos de una gran periodista norteamericana Elizabeth Kolbert. Después de escribir el libro premiado “La Sexta Extinción: una historia nada natural”, acaba de publicar “El Cielo blanco: la naturaleza del futuro”, en el que describe los intentos desesperados de los científicos para evitar el desastre global como efecto del calentamiento, pues crece día a día. Solo en 2021 fueron lanzadas a la atmósfera 40 mil millones de toneladas de CO2. Estos científicos proponen bloquear con geoingeniería una gran parte del sol para que deje de calentar el planeta. El cielo quedaría blanco.

Hay que decirlo claramente: los responsables de esta funesta situación no es sensillamente la  humanidad,sino las grandes cconrporaciones con sus CEOs y técnicos, el sistema que se implantó ya más de tres siglos y que perdió totalmente su justa medida  funcionndo mecanimente como un robot, explotando todo lo que puede de la naturaleza. Esta lógica irrefreable puede conduzirnos a un desastre fatal. Cuién de estos ecoasesinos tiene conciencia de este eventual fin tragico para todos?Hay que continuar con los negocios as usual.

¿Cuáles serían las consecuencias, especialmente para la biosfera, para la fotosíntesis y para todo aquello que depende del sol? Por eso esa tecnología es cuestionada. Crearía más problemas que los que quiere solucionar.

Termino con la observación de uno de los mayores naturalistas, Théodore Monod, que escribió un libro justamente con este título: “Y si la aventura humana fallase” (2000). La base de su suposición es la terrorífica capacidad destructiva de los seres humanos, pues “son capaces de una conducta insensata y demente; a partir de ahora se puede temer todo, verdaderamente todo, incluso la aniquilación de la raza humana” (edición francesa, p.246).

Soy un pesimista esperanzado. Pesimista ante la realidad perversa en la cual vivimos y sufrimos. Esperanzado porque creo que el ser humano puede cambiar a partir de una nueva conciencia, y creo en el Creador que de esta crisis y eventualmente de una ruina puede construir un tipo de seres humanos más fraternos entre sí y respetuosos de la Casa Común.

*Leonardo Boff, eco-teólogo, ha escrito Habitar la Tierra, Vozes 2022; con Jürgen Moltmann, ¿Hay esperanza para la Tierra amenazada? Vozes 2014.

Traducción de MªJosé Gavito Milano

Merecemos ainda continuar sobre a Terra?

                                             Leonardo Boff

Reparando a situação da humanidade, da Terra viva, de seus ecossitemas, das relações entre as nações se guerreando militar ou economicamente, na África tribos se matando,cortando braços ou pernas, uma superpotência como a Rússia massacrando todo um povo parente, florestas sendo devastadas como na Amazônia e no Congo… Quando acompanho os relatórios científicos de climatólogos dizendo que já passamos o ponto crítico do aquecimento e que não haverá mais retorno e que nem a ciência a tecnologia não nos poderão mais salvar, apenas nos prevenir e finalmente dizem radicalizamos o anntropoceno (o ser humano é a grande ameaça à vida, estamos na sexta extinção de vidas), passamos pelo necroceno (morte em massa de organismos vivos) e chegamos agora ao piroceno (a era do fogo na Terra), talvez a fase mais perigosa para a nossa sobrevivência. Os solos perderam sua umidade, as pedras se superaqueceram e folhas secas e gravetos começam a deslanchar incêndios pavorosos como ocorreu em 2022 em toda a Europa, até na úmida Sibéria, na Austrália, na Califórnia e especialmente na Amazônia. E mais ainda, quando vejo que os chefes de estado e os dirigentes das grandes empresas (CEOs) ocultam tais dados ou não lhes dão importância para não prejudicar os negócios, estão cavando a sua própria sepultura. Pior ainda quando a OXFAM e outros organismos nos mostram que apenas 1% da população mundial controla praticamente todo o fluxo das finanças e que possuem mais riqueza que mais da metade da população mundial (4,7 bilhões) e que no Brasil, segundo a FORBES, 318 bilionários possuem grande parte da riqueza em fábricas, terras,investimentos, em holdings,em bancos etc num país no qual 33 milhões passam fome e 110 milhõe se encontram em insuficiência alimentar(comem hoje e não sabem o que comerão amanha ou depois) e milhões de desempregados ou na pura informalidade, nos vem logo a irrefreável interrogação: nós humanos, somos ainda humanos, ou vivemos na pré-história de nós mesmos, sem termos nos descoberto como co-iguais, habitantes na mesma Casa Comum.

Com todas estas desgraças das quais ele, em grande parte, se fez responsável, merece ainda viver sobre este planeta? Ou a Terra mesma, possui sua estratégia  interna, como o coronavírus revelou: quando uma espécie ameaça demasiadamente todas as outras, ela dá um jeito de diminuir o seu furor ou mesmo eliminá-la para que as outras possam continuar a se desenvolver sobre so solo terrestre.

É nesse contexto que lembro a frase de um dos maiores brasileiros de nossa história, o Betinho que muitas vezes em conferências dizia: o problema maior não é econômico, não é político, não é ideológicos, não é religioso. O problema maior é a falta de sensibilidade do ser humano com para com seu semelhante que está a seu lado. Perdemos a capacidade de termos com-paixão para com quem sofre, de estender a mão a quem pede um pedaço de pão ou um lugar para dormir em época de chuva torrencial.

A cultura do capital nos fez  individualistas, consumidores e nunca próximos e cidadãos com direitos,muito menos nos concede sentir que somos irmãos e irmãs de fato por termos os mesmos componentes físico-químicos iguais em todos os seres vivos, também nos humanos.

Houve alguém que há mais de dois mil anos passou entre nós nos ensinando a viver o amor, a solidariedade, a compaixão, o respeito e a reverência face à Suprema Realidade, feita de misericórdia e perdão, e, por causa destas verdades radicalmente humanas foi considerado um inimigo das tradições religiosas, um subversivo da ordem ética do tempo e acabou assassinado e levantado no alto da cruz, fora da cidade que era símbolo de maldição e do abandono de Deus. Ele sofreu tudo isso em solidariedade com seus irmãos e irmãs.

Até hoje sua mensagem permanece. Em grande parte foi traída ou espiritualizada para desvitalizar  seu caráter transformador e  mantivesse o mundo assim como está com seus poderes e infernais desigualdades. Mas outros, poucos, seguiram e seguem seus exemplos, sua prática e seu amor incondicional. Muitos desses  por causa disso conhecem o mesmo destino dele: a calúnia, o desprezo e a eliminação física. Mas é por causa desses poucos, creio eu, que Deus ainda se segura e não nos faz desaparecer.

Mesmo com essa crença, diante deste quadro sombrio me vem à mente as palavras do livro do Gênesis:”O Senhor viu o quanto havia crescido a maldade dos seres humanos na terra e como todos os projetos de seus corações tendiam unicamente para o mal. Então o Senhor se arrependeu de ter criado os seres humanos na  terra e ficou com o coração magoado. Então o Senhor disse: vou exterminar da face da terra o ser humano que criei e com ele os animais, os répteis e até as aves do céu, pois estou arrependido de tê-los feito”(Gn 6,5-7).

Estas palavras escritas há mais de 3-4 mil anos atrás parecem descrever a nossa realidade. Colocados no jardim do Éden (a Terra viva) para guardá-lo e cuidá-lo, o ser humano se fez sua maior ameaça. Não bastava ser homicida como Caim, nem etnocida com a exterminação de povos inteiros nas Américas e na África. Fez-se ecocida, devastando e desertificando inteiros ecossistemas. E agora irrompe como biocida, pondo em risco a vida da biosfera e da própria vida humana.

Aqui cabe citar os relatórios cietíficos de uma grande jornalista norte-americana Elzabeth Kolbert. Após escrever o premiado livro “A Sexta Extinção em Massa:um história não natural”, acaba de publicar “O Céu branco:a a natureza do futuro”(ambos pela Intrínseca). Aqui descreve as tentativas desesperadas dos cientistas para evitar o desastre total como efeito do aquecimento global, pois cresce dia a dia; só em 2021 foram lançadas na atmosfera 40 bilhões de toneladas de CO2. Estes cientistas propõe com a geoengenharia bloquear em grande parte o sol para que deixe de aquescer o planeta. O céu ficará branco. Quais seriam tais consequências, especialmente para a biosfera, para a fotosíntese e de tudo o que depende do sol? Por isso essa tecnologia é questionada. Criaria amais problemas do que aquele que quer solucionar.

Termino com a observação de um dos maiores naturalistas Théodore Jacob que escreveu um livro inteiro  exatamente com esse título: “E se a aventura humana vier a falhar”(2000). A base de sua suposição é a terrificante capacidade destrutiva dos seres humanos, pois “eles são capazes de uma conduta insensata e demente; pode-se a partir de agora temer tudo, tudo mesmo, inclusive a aniquilação da raça humana”(edição francesa, p.246).

Sou um pessimista esperançado. Pessimista face à realidade perversa sob a qual vivemos e sofremos. Esperançado porque creio que o ser humano pode mudar a partir de uma nova consciência e no Criador que desta crise e eventualmente de uma ruína pode construir ou tipo de seres  humanos, mais fraternos entre si e respeitosos da Casa Comum.

Leonardo Boff eco-teólogo escreveu Habitar a Terra, Vozes 2022 e com Jürgen Moltmann, Há esperança para a Terra ameaçada? Vozes 2014.