Brésil: le coup d´Etat

Michael Löwy é um brasileiro de ascendência austríac0- francesa, sociólogo da religião e analista político. Foi por muitos anos professor na Sorbonne mas nunca deixou dar sua contribuição ao Brasil com frequentes viagens e cursos dados a distintos grupos, nclusive a grupos de base. Da França nos ofeece esta pertinente análise do golpe parlamentar sofrido contra a presidenta Dilma. É um olhar de fora cuja distância permite ver melhor o interor deste processo ilegítimo. Lboff

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      Appellons un chat un chat.   Ce qui vient de se passer au Brésil, avec la destitution de la présidente élue, Dilma Roussef, est un coup d’état.   Coup d’état pseudo-légal, “constitutionnel”, “institutionnel”, parlementaire, tout ce qu’on voudra a, mas coup d’état tout de même.   Des parlementaires – députés et sénateurs – massivement compromis dans des affaires de corruption (on cite le chiffre de 60%) ont institué une procédure de destitution contre la présidente, sous prétexte de irrégularités comptables, des “pédalages fiscaux” pour combler les déficits dans les comptes publics – une pratique routinière de tous les gouvernement brésiliens antérieurs !   Certes, plusieurs cadres du Parti des Travailleurs sont impliqués dans le scandale de corruption de la Petrobras, la Compagnie Nationale de Pétrole, mais pas Dilma…En fait, les députés de droite qui ont méné la campagne contre la Présidente sont parmi les plus empêtrés dans cette affaire, à commencer par le président du Parlement, Eduardo Cunha (récemment suspendu), accusé de corruption, blanchiment, évasion fiscale au Panama, etc.

La pratique du coup d’état légal semble être la nouvelle stratégie des olygarchies latino-américaines. Mise à l’epreuve au Honduras et au Paraguay – pays que la presse traite souvent de “Républiques bananières” – elle s’est révélé efficace et payante pour éliminer des Présidents (très modérément) de gauche. Maintenant elle vient d’être appliquée à un pays-continent…

On peut faire beaucoup de critiques à Dilma : elle n’a pas tenu ses promesses éléctorales et a fait énormément de concessions aux banquiers, aux industriels, aux latifondistes. La gauche politique et sociale n’a pas manqué, depuis une année, d’exiger un changement de politique économique et sociale. Mais l’olygarchie de droit divin du Brésil – l’élite capitaliste financière, industrielle et agricole –   ne se contente plus de concessions : elle veut la totalité du pouvoir. Elle ne veut plus négocier, mais gouverner directement, par ses hommes de confiance, et abolir les quelques acquis sociaux des dernières années.

Citant Hegel, Marx écrivait, dans le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, que les événéments historiques se repètent deux fois : la première comme tragédie, et la deuxième comme farse.   Cela s’applique parfaitement au Brésil. La coup d’état militaire d’avril 1964 était une tragédie, qui a plongé le Brésil dans vingt années de dictature militaire, au prix de centaines de morts et miliers de torturés.   Le coup d’état parlementaire de mai 2016 est une farse, une affaire tragi-comique, où l’on voit une clique de parlementaires réactionnaires et notoirement corrompus, renverser une Présidente démocratiquemet élue par 54 millions de brésiliens, au nom d’ “irrégularités comptables”. La principale composante de cette alliance de partis de droite est le bloc parlementaire (non partisan) connu comme “les trois B” : “Balle” – députés liés à la Police Militaire, aux Escadrons de la mort et autres milices privées – “Boeuf” – les grands propriétaires fonciers éléveurs de bétail – et “Bible : les néo-pentecostaux intégristes, homophobes et mysogines.     Parmi les partisans les plus enthousiastes de la destitution de Dilma se distingue le député Jairo Bolsonaro,  qui a dédié son vote aux officiers de la dictature militaire et nomémment au Colonel Ustra,  tortionnaire notoire.  Parmi les victimes de Ustra,  Dilma Roussef,  à l’époque (début des années 1970) militante d’un groupe de résistance armée;  mais aussi mon ami Luis Eduardo Merlino,  journaliste et révolutionnaire,  mort en 1971 sous la  torture,  à l’âge de 21 ans.

Le nouveau Président Michel Temer, intronisé par ses acolytes, est lui-même impliqué dans plusieurs affaires, mais n’a pas encore fait l’objet d’une mise en examen. Lors d’un sondage récent, on a démandé aux Brésiliens s’ils voteraient pour Temer en tant que Président de la République : 2% on répondu favorablement…

En 1964 on a eu droit à des grandes manifestations “Avec Dieu, et la Famille pour la Liberté”, qui ont préparé le terrain pour coup contre le président Joâo Goulart; cette fois-ci à nouveau des foules “patriotiques” – chauffées à blanc par la presse aux ordres – se sont mobilisées pour exiger la destitution de Dilma, en allant, dans certains cas, jusqu’à démander un retour des militaires…Composées essentiellement de personnes de couleur blanche (la majorité des brésiliens est noire ou métisse) issues des classes moyennes,   ces foules ont été convaincues par les médias que l’enjeu de cette affaire c’est “le combat à la corruption”.

Ce que la tragédie de 1964 et la farse de 2016 ont en commun, c’est la haine de la démocratie. Les deux épisodes revèlent le profond mépris des classes dominantes brésiliennes pour la démocratie et la volonté populaire.

Le coup d’état “légal” va-t-il se passer sans trop d’encombres, comme au Honduras e au Paraguay ? Ce n’est pas si sûr…Les classes populaires, les mouvements sociaux, la jeunesse rebelle n’ont pas dit leur dernier mot.

 

Michael Löwy, publicado neste domingo,15 de maio, em Paris no jornal Mediapart

 

Resposta à Marta Suplicy ao artigo “Pelo Brasil”

O Pe. José Oscar Beozzo é um dos intelectuais da Igreja mais bem preparado que conheço, pois é teólogo, sociólogo, historiador, biblista e pároco na periferia em Lins-SP. Dirige em São Paulo um Centro de preparação e atualização de agentes de pastoral para o Brasil e para a América Latina (CESEP). Aí falam nossas melhores cabeças nas várias áreas do conhecimento. É conhecido por sua serenidade e calma. Mas aqui, por amor à justiça e à causa dos pequenos que apenas buscam o básico para suas vidas humilhadas, usa da ironia para refutar os argumentos daquela que foi um dia prefeita de São Paulo, hoje senadora e que se distanciou amargurada do PT ingressando no PMDB. Votou pelo impedimento da Presidenta Dilma da qual foi ministra da Cultura. Nesse momento em que o jogo deve ser  limpo e direto é bom ouvir palavras ousadas e verdadeiras que precisávamos ouvir. Lboff

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ARTIGO MARTA SUPLICY: PELO BRASIL

Parabéns, senadora Marta Suplicy, pelo seu artigo na Folha de São Paulo, com seu apelo “Pelo Brasil” e pela união em torno ao governo interino de Michel Temer e ao seu programa de ordem e progresso.

A guerra sem tréguas movida ao governo da presidenta Dilma acabou.
Instauremos a ordem e a paz dos cemitérios.

Para salvaguardá-las, que as mulheres banidas do ministério formado só por homens, não protestem mais: abandonem a cena pública, voltem aos seus afazeres domésticos e calem a boca; que os negros e negras, maioria da sociedade brasileira deixem as ruas e praças e retornem, nesse 13 de maio, à invisibilidade das senzalas; que os sem terra se conformem com a dilatação e dominação do latifúndio e parem de lutar por reforma agrária e por terra para quem trabalha; que os sem teto, se acomodem debaixo das pontes e viadutos, até que a policia os enxote; que estudantes não ocupem mais as escolas por educação de qualidade e pela merenda roubada.

Que a luta contra as desigualdades de gênero, raça, cor e classes sociais cesse por completo, pois o governo da Casa Grande decretou que a Ordem é sua prioridade e que a luta por igualdade de direitos e oportunidades desapareceu de sua agenda e do programa da senadora por São Paulo e candidata à Prefeitura da cidade, Marta Suplicy.

Pe. José Oscar Beozzo
Seminário João XXIII – fundos
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Vila Dom Pedro I
SÃO PAULO SP
04270-001

Fone/Fax: 55 (0) 11 – 2215 3491
E-mail: <jbeozzo@terra.com.br>
Sítio do CESEP: http://www.ceseep.org.br
<http://www.ceseep.org.br/&gt;

Die an der Wahlurne scheiterten, wollen die Macht mit illegalen Mitteln ergreifen

Mitten in der aktuellen Diskussion über Korruption müssen wir aufdecken, was vor dem unkritischen Auge verborgen oder übersehen wird. Was ist verborgen? Der anhaltende Wille der beherrschenden  Gruppen, die nicht akzeptieren, dass es den Volksmassen immer mehr gelingt, sich die minimalen Bürgerrechte anzueignen, und die diese am liebsten dort behalten würden, wo sie schon immer gehielten wurden: am Rand der Gesellschaft als billige Reservearmee zu ihren Diensten.

Die Ermittlung der Petrobras-Verbrechen durch die Rechtspolizei schließt große Unternehmen ein, die PT (Arbeiterpartei) sowie viele andere Parteien, die PPS, PMDB und die PSDB, die von Subventionen und Beiträgen für ihre Kampagnen profitierten. Warum werden die Ermittlungen in einer solchen Art und Weise durchgeführt, dass sie sich nur auf PT-Mitglieder konzentrieren? Der Hauptzweck scheint nicht in der Verurteilung der Verbrechen zu beruhen, die selbsverständlich untersucht, verurteilt und bestraft werden müssen. Doch nicht nur die PT allein ist darin verwickelt. Die Mehrheit der großen politischen Parteien ist tief darin verstrickt. Wer von ihnen erhielt nicht Millionen von Petrobras und anderen Unternehmen für ihre Wahlkampagnen? Warum ermittelt das Öffentliche Ministerium, die Bundespolizei und Sergio Moro nicht gegen sie, da sie vorgeben, das Land säubern zu wollen? Hat auch nur einer von ihnen seinen Landsitz oder irgendein anderes Besitztum veräußert, um damit ihre politischen Millionen-Dollar-Kampagnen zu finanzieren? Sie wurden finanziert aus Schwarzen Kassen, was zwar illegal ist, aber als geläufige Praxis in unserer Low-Level-Demokratie angesehen wird.

Es ist verlogen und irreführend zu denken, dass diese Institutionen, einschließlich der diversen Branchen des Justizsystems bis zu den obersten Abteilungen, nicht voll von Voreingenommenheit und Ideologie wären. Lassen wir uns das von den Kennern der Ideologie sagen. Unter ihnen zeigten Jürgen Habermas und Michel Foucault, dass kein öffentlicher Raum immun ist gegen gewisse Interessen, und daher auch nicht gegen ideologischen Diskurs, und sich nicht zweckfrei bewegt. Die Erzählungen der “golpistas” betonen die vorgebliche Unabhängigkeit dieser Instanzen und deren vermeintliche Neutralität. Die Realität sowohl der Vergangenheit als auch der Gegenwart lehren uns etwas ganz anderes.

Ein fester ideologischer Zweck der Machtorgane, die mit der Polizei, der richterlichen Gewalt und den Obersten Gerichten verbunden sind, ausgeführt mit privaten Mittel der Massenkommunikation nationaler Tragweite durch einen weithin bekannten Konservativen von wenn nicht reaktionärem, so doch volksfeindlichem Charakter, würde als eine Verbindung all dieser dienen, um eine gewisse Art von Ordnung sicherzustellen, die ihnen schon immer genützt hat, und die jetzt die PT und ihre Verbündeten beschränkt haben.

Warum dieser systematische Versuch, die Figur von Luiz Inacio Lula da Silva zu zerstören, der gewaltsam dazu gebracht wurde, eine Erklärung bei der Bundespolizei abzulegen, nachdem er dies bereits dreimal getan hatte? Es ist der perverse Wille, ihn als Referenzpunkt für alle zu zerstören, die in ihm den Politiker sehen, der wirklich von ganz unten aus dem Volk kam, ein Überlebender des Hungers, der schließlich dank seines Charismas an die Zentrale der Macht kam. Lula erreichte das Höchste, das jemand erringen kann: seine Würde. Für die Machthaber war das Volk immer nutzlos, unwissend und ein überflüssiges Pack. Nachdem er lange darunter litt, wurde Lula es müde, seine Hoffnung auf minimale Verbesserungen enttäuscht zu sehen. Die Versöhnung der Klassen untereinander, der Grundton unserer politischen Klassen, wurde immer vorgenommen, um den Weg für die mächtigen Gruppen des Landes zu ebnen und um dem Volk den Wohlstand zu verwehren. Mit der PT wurde diese Logik des Ausschlusses beendet.

Jetzt sehen wir das Ziel dieser Klassen, die nicht akzeptieren können, dass sie eins die Macht verloren. Sie wollen die Macht um jeden Preis zurück. Ihnen wurde klar, dass ihnen dies durch Wahlen nicht gelingen würde. Ihre Anführer sind einfach zu mittelmäßig und es fehlt ihnen ein Projekt, das dem Volk Hoffnung versprechen könnte, diese Lakaien der globalisierten Herrschaftsmacht. Sie wollen ihr Ziel erreichen, indem sie das Gesetz manipulieren, Hass und Intoleranz säen, wie es sie nie zuvor in unserer Geschichte in diesem Ausmaß gegeben hat. Ja, dies ist ein Klassenkampf. Dieses Thema ist noch nicht abgeschlossen. Es ist keine Erfindung. Es ist Realität.

Es reicht schon aus zu sehen, was in den sozialen Medien gesagt wird. Es scheint, das Tor zur Hölle hätte sich geöffnet, um laute, schmutzige Rede herauszulassen, Respektlosigkeit und den Willen, andere zu verteufeln.

Politik in Brasilien besteht nicht aus ideologischen Konfrontationen oder unterschiedlichen politischen Projekten und verschiedenen Lesarten unserer kritischen Situation, die nicht nur die unsere ist, sonder die der ganzen Welt. Es ist etwas Perverseres: der Wille, Lula zu zerstören oder die PT, und das ganze Volk gegen sie aufzubringen. Sie haben Angst, dass Lula zurückkommt, um die Politik zu vollenden, die für den Großteil der Bevölkerung von Vorteil war und ihm Bewusstsein und Würde verlieh. Was die Machthaber am meisten fürchten ist ein denkendes Volk. Sie möchten lieber unwissende Brasilianer, um sie ideologisch und politisch beherrschen zu können und auf diese Weise ihre eigenen Privilegien zu sichern.

Doch das wird ihnen nicht gelingen. Sie sind so begriffsstutzig und einfallslos in ihrem Machthunger, dass sie dieselbe Taktik benutzen, die 1954 gegen Getulio Vargas angwandt wurde, oder die Taktik von 1964 gegen João “Jango” Goulart. Sie werden nicht erfolgreich sein, denn es gibt bereits ein gesteigertes Bewusstsein und einen Druck vom Volk kommend, sodass sie sich nur lächerlich machen werden trotz ihrer Sprachrohre in den Massenmedien, wahre “Mistkäfer” , die das Schlimmste aufsammeln, das sie finden können, um weiterhin zu lügen, zu verdrehen und um dramatische Szenarien zu erfinden, um die Hoffnung des Volkes zu zerstören und so eher gewaltsam an die Macht zurückkehren als durch demokratische Rechte.

Aber nein… “No pasarán”

Ubersetzt von Bettina Gold-Hartnack

O PT poderá se reinventar por Frei Betto

É sempre instrutivo ler a frei Betto. Além de grande sensibilidade políica, possui uma visão largq do futuro, fundado numa imorredoura confiança nas potencialidades dos pobres, de se autolibertarem  e conquistarem sua cidadania. Nunca foi filiado ao PT mas sempre apoiu como eu sua causa que é a dos oprimidos que precisam de libertação e de meios de vida. O seguinte articulo é esclarecedor. Lboff

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Ver Dilma ser enxotada do Planalto me traz profunda indignação. Éramos vizinhos na década de 1950, na rua Major Lopes, em Belo Horizonte. Fomos vizinhos de cela no Presídio Tiradentes, em São Paulo, na década de 1970. E, pela terceira vez, vizinhos na Esplanada dos Ministérios, ela ministra e eu assessor especial de Lula, em 2003-2004.

Minha indignação tem a ver com a mesquinhez da política institucional brasileira. Sem convencer a mim e a muitos que Dilma cometeu algum crime, o rolo compressor da oposição ressentida e do oportunismo ontofisiológico de caciques do PMDB, abriu a machadadas um atalho na ordem constitucional para fazer coincidir oposição e deposição. O precedente está criado! Daqui pra frente a tribuna parlamentar cede lugar ao tribunal de Justiça. A judicialização da política brasileira faz com que a soberania popular, através do voto nas urnas, passe a ter insignificância.

Os três primeiros governos do PT representam o que há de melhor em nossa combalida história republicana. Saíram da miséria 45 milhões de brasileiros. Os programas sociais, do Bolsa Família ao Mais Médicos, estenderam à parcela mais pobre da nação uma rede de proteção social. O acesso à universidade foi deselitizado. O FMI deixou de se meter em nossas contas. A América Latina ganhou maior unidade, e Cuba foi retirada do limbo.

Lástima que o PT se deixou picar pela mosca azul. Não ousou implementar reformas de estruturas, como a política, a tributária e a agrária. Permitiu que o Fome Zero, de caráter emancipatório, fosse substituído pelo Bolsa Família, compensatório. Erradicou, em fins de 2004, Comitês Gestores em mais de 2 mil municípios, e entregou às mãos dos prefeitos o cadastro do Bolsa Família.

Como se a retórica fosse suficiente para encobrir gritantes desigualdades, o PT tentou, em vão, ser o pai dos pobres e a mãe dos ricos. Para renovar o Congresso, não confiou no potencial político de líderes de movimentos sociais. Preferiu alianças promíscuas cujos vírus oportunistas acabaram por contaminar alguns de seus dirigentes. Em 13 anos de governo, não se empenhou na alfabetização política da nação nem na democratização da mídia, sequer no modo de distribuir verbas publicitárias para veículos de comunicação.

Graças ao crédito facilitado, ao controle da inflação e ao aumento real (e anual) do salário mínimo acima da inflação, a população teve mais acesso a bens pessoais. Dentro do barraco de favela, toda a linha branca favorecida pela desoneração tributária e, ainda, computador, celular e, quem sabe, no pé do morro, o carro comprado a prestações.

Porém, lá está o barraco ocupado pela família sem acesso à moradia, segurança, saúde, educação e ao transporte coletivo de qualidade. A prioridade deveria ter sido o acesso aos bens sociais. Criou-se, portanto, uma nação de consumistas, não de cidadãos, nação feita de eleitores que votam como quem cumpre um preceito religioso ou retribui um favor de compadrio, enternecidos com os laços de família que se estendem do netinho evocado em pleno parlamento à protuberância glútea exibida ministerialmente.

Entre avanços e desvios, o PT deixa como legado programas sociais que merecem figurar como políticas de Estado, e não ocasionalmente de governos. Mas terá o partido a ousadia de se reinventar?

Agora, os pobres, os excluídos, os sem-terra e os sem-teto, que tinham a esperança de ser felizes, terão que buscar outras agremiações partidárias ou forjar novas ferramentas de fazer política, fundadas na ética, na supressão das causas de desigualdades sociais, e na busca de um outro Brasil possível.

Frei Betto é escritor, autor de “Calendário do Poder” (Rocco), entre outros livros.