BENOÎT XVI – Un pape de l’ancienne Chrétienté

Chaque fois qu’un Pape meurt, toute la communauté ecclésiale et mondiale est émue, parce qu’elle voit en lui le garant de la foi chrétienne et le principe de l’unité entre les diverses Églises locales. De nombreuses lectures de la vie et des actes d’un Pontife peuvent être faites. J’en ferai une à partir du Brésil (Amérique latine), certainement partielle et incomplète.

Il faut constater que 23,18% des catholiques se situent en Europe et 62% en Amérique latine ; le reste en Afrique et en Asie. L’Église catholique est une Église du Deuxième et du Tiers Monde. Les futurs Papes viendront probablement de ces Églises, pleines de vitalité et porteuses de nouvelles formes d’incarnation du message chrétien dans les cultures non occidentales.

En ce qui concerne Benoît XVI, il convient de distinguer le théologien Joseph Ratzinger et le pontife Benoit

Le théologien Joseph Alois Ratzinger était un intellectuel et théologien typique d’Europe centrale, brillant et érudit. Ce n’était pas un créateur, mais un expert de la théologie officielle. Cela était clairement apparu dans les différents entretiens publics auxquels il participait avec des athées et des agnostiques.

Il n’a pas introduit de nouvelles perspectives, mais a donné une nouvelle expression aux vues traditionnelles, en particulier fondées sur saint Augustin et saint Bonaventure. Peut-être quelque chose de nouveau était sa proposition de considérer l’Église comme un petit groupe très fidèle et saint en tant que « représentation » de l’ensemble. Le nombre de fidèles n’était pas important pour lui :  un petit groupe hautement spirituel suffisait pour représenter l’ensemble. Mais il est apparu qu’au sein de ce groupe de purs et de saints il y avait des pédophiles et des membres impliqués dans des scandales financiers, ce qui a mis en échec sa thèse de la Représentation.

Une autre position singulière, qui a fait l’objet d’une controverse sans fin avec moi, mais qui s’est propagée dans l’Église, était l’interprétation selon laquelle «l’Église catholique est l’unique Église du Christ». Les discussions conciliaires et l’esprit œcuménique ont changé le verbe « est » par « subsiste ». ce qui ouvrait un chemin pour que, dans d’autres Églises, l’Église du Christ « subsiste » également. Ratzinger a toujours déclaré que ce changement n’introduisait qu’un synonyme de « est », ce que l’examen approfondi des procès-verbaux théologiques du Concile n’a pas confirmé. Mais il a continué à soutenir sa thèse. Il a également déclaré que les autres Églises ne sont pas des Églises au sens plein, mais ne disposent que d’éléments partiels.

Il a poursuivi en disant à plusieurs reprises que ma position s’était généralisée parmi les théologiens, ce qui suscitait de nouvelles critiques de sa part. Cependant, il était isolé parce qu’il avait causé une grande déception chez d’autres Églises chrétiennes, telles que luthérienne, baptiste, presbytérienne et d’autres, en fermant la porte au dialogue œcuménique.

Il a compris l’Église comme une sorte de château fortifié contre les erreurs de la modernité, en plaçant l’orthodoxie de la foi, toujours liée à la vérité (son tonus firmus), comme référence principale. Malgré son caractère personnel sobre et courtois, il s’est montré comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, extrêmement dur et implacable.

Une centaine de théologiennes et théologiens, parmi les plus éminents, ont été condamnés soit à la suppression de leur chaire, soit à l’interdiction d’enseigner et d’écrire de la théologie, soit, comme dans mon cas, au « silence obséquieux » Ainsi des noms notables de l’Europe comme Hans Küng, Edward Schillebeeck, Jacques Dupuis, B. Haering, J. M. Castillo entre autres. En Amérique latine, le fondateur de la théologie de la libération, le Péruvien Gustavo Gutiérrez, Jon Sobrino,la théologienne Ivone Gebara ont été censurés, ainsi que l’auteur de ces lignes. D’autres ont été touchés aux États-Unis, comme Charles Curran et R. Haight. Les livres d’un théologien indien décédé, le père Anthony de Mello, ont été  interdits, comme ceux d’un autre indien, Belasurya.

Nous, les théologiens déçus d’Amérique latine, n’avons jamais compris pourquoi a été interdite la collection « Théologie et libération », en 53 volumes, impliquant des dizaines de théologiens et de théologiennes (environ 25 tomes avaient été publiés) qui étaient destinés à une diffusion aux séminaires, aux communautés ecclésiales de base et aux groupes chrétiens engagés sur les droits de l’homme. C’était la première fois qu’une œuvre théologique majeure avait été produite, en dehors de l’Europe, avec une réputation mondiale. Mais ce projet a rapidement été avorté. Le théologien Joseph Ratzinger s’est révélé être un ennemi des amis des pauvres. Cela s’inscrira négativement dans l’histoire de la théologie.

Beaucoup de théologiens affirment qu’il avait une obsession à l’encontre du marxisme, mal ressentie en Union soviétique. Il a publié un document sur la théologie de la libération, Libertatis nuntius (1984), plein d’avertissements, mais sans condamnation explicite. Un autre document ultérieur, Libertatis conscientia (1986) soulignait des éléments positifs, mais avec trop de restrictions.

On peut dire qu’il n’a jamais compris la clef de cette théologie : le « choix des pauvres contre la pauvreté et pour la libération ». Elle faisait des pauvres des protagonistes de leur libération, et non plus les simples bénéficiaires de la charité et du paternalisme selon le point de vue traditionnel partagé par le pape Benoît XVI.

Benoît XVI, en tant que Pontife, a inauguré le « Retour à la Grande Discipline », avec une nette tendance réparatrice et conservatrice, au point de réintroduire la messe en latin et en tournant le dos au peuple. Cela a provoqué un étonnement général dans l’Église elle-même lorsqu’en 2000 il a publié le document « Dominus Jesus ». Il y réaffirmait l’ancienne doctrine médiévale et dépassée par le Concile Vatican II, selon laquelle «hors de l’Église catholique, pas de salut». Les non-chrétiens couraient de graves risques ! De nouveau il refusait la qualification d’Eglise aux autres Églises, ce qui a provoqué une irritation générale. Elles ne seraient que des communautés ecclésiales. Avec toute son argumentation, il s’est opposé aux musulmans, aux évangéliques, aux femmes et a soutenu la mouvance intégriste contre Vatican II.

Sa façon de diriger l’Église n’était pas charismatique comme celle de Jean-Paul II. Il était plus motivé par l’orthodoxie et l’attachement aux vérités de foi que par l’ouverture au monde et le souci du peuple chrétien qui animent le Pape François.

Il a été un authentique tenant de l’ancienne chrétienté européenne avec son faste et son pouvoir politico-religieux. Dans la perspective actuelle de planétisation, la culture européenne, riche dans tous les domaines, s’est renfermée sur elle-même. Elle s’est rarement montrée ouverte à d’autres cultures anciennes telles que celles d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Elle ne s’est jamais délivrée d’une certaine attitude de supériorité qui l’a conduite à coloniser le monde entier, selon une tendance qui n’est pas encore complètement surmontée.

Malgré ces réserves, par ses vertus personnelles et l’humilité dont il a fait preuve en renonçant, à cause du déclin de ses forces, à la charge papale, Benoît XVI sera sûrement compté parmi les Bienheureux.

Leonardo Boff, théologien catholique brésilien.

Usar a força contra a força

Publicamos este artigo corajoso que nos alerta sobre as tramas do golpismo e do terrorismo, presentes na sociedade brasileira, envolvendo grande forças econômicas e militares. É importante dissolver a Polícia Militar que se transformou numa facção criminosa e mandar para a reserva aqueles generais do alto comando que foram omissos e cúmplices com a tentativa do golpe da vergonha do dia 8 de janeiro. LBoff

12/01/2023 -A Terra é redonda

Por VLADIMIR SAFATLE*

A tentativa de golpe de Estado produziu vitórias simbólicas que irão alimentar o imaginário insurrecional do fascismo brasileiro

O mais singular sobre a invasão da Esplanada dos Ministérios no último domingo (8\01\2023) é que sabíamos que ela ocorreria. Não foram poucos os que passaram o ano anterior inteiro a insistir que algo assim nos esperava, ainda mais depois de uma eleição na qual o governo de Jair Bolsonaro conseguiu ser referendado por quase metade dos eleitores presentes no segundo turno.

Mas simplesmente não estávamos preparados para o que ocorreu. Como se o fato de acreditarmos em nossos desejos fosse suficiente para mudar a realidade. Então, agora, seria o caso de partir de algumas constatações como: Jair Bolsonaro não foi um ponto fora da curva, o Brasil não “voltará ao normal”, o fascismo nacional não está isolado. Isso se chama: princípio de realidade.

O que se viu no último domingo foi um ato cuidadosamente montado, com apoio explícito da polícia militar, das Forças Armadas e de governadores da extrema direita. Um ato nacional que alcançou realizações simbólicas enormes, como invadir o cerne do poder e se impor como força popular. Ato que se articulou ao bloqueio de refinarias e de estradas. Ou seja, algo que necessita de meses para ser organizado e financiado. Algo que tem um nome técnico bastante preciso: tentativa de golpe de Estado.

O fato de ser uma “tentativa” não significa que ela foi uma “mera” tentativa. A função inicial da ação foi desestabilizar o governo, mostrar sua fragilidade, impulsionar novas ações, produzir vitórias simbólicas que irão alimentar o imaginário insurrecional do fascismo brasileiro. Em bom português: esse foi apenas o primeiro capítulo. Outros virão. Nesse sentido, tudo foi extremamente bem-sucedido.

Não falo isso por exercício de masoquismo, mas porque há uma desconexão com a realidade vinda de análises inoperantes e ruins que se acumularam durante os últimos anos. Estamos no meio de uma insurreição fascista em várias etapas. Se lembrarmos, por exemplo, de 7 de setembro de 2021, encontraremos a mesma massa mobilizada, caminhoneiros bloqueando estradas e por fim um recuo.

Qual foi a análise da época? Jair Bolsonaro não conseguiu o que queria, seus apoiadores foram presos, ele está desmoralizado, ele acabou. Bem, depois disso, ele quase ganhou a eleição presidencial e agora seus apoiadores fizeram algo que fez a invasão norte-americana do Capitólio parecer ensaio de colegial. Ou seja, o processo não parou, ele se consolidou e agora irá se desdobrar em várias frentes.

Então, talvez fosse o caso de se perguntar: por que nos contentamos desesperadamente com essas análises que sempre se mostram inefetivas, que são desmentidas no mês seguinte? Talvez porque tenhamos medo de enunciar claramente as ações que necessitamos para sair da situação na qual nos encontramos.

Agora, o país acordou para o fato de que o início dessa catástrofe deve ser procurado na anistia que selou o começo da Nova República. Longe de ter sido um acordo nacional, ela foi uma extorsão produzida pelos militares. Será o caso de sempre repetir: não se anistiam crimes contra a humanidade, como tortura e terrorismo de Estado. A anistia não valeu para membros da luta armada que praticaram os chamados “crimes de sangue”. Eles ficaram presos mesmo depois de 1979. A anistia só valeu para os militares. Quando o país repete agora “Anistia, nunca mais”, “Sem anistia”, é para recomeçar o Brasil sem os mesmos erros do passado.

E essa exigência de justiça não visa apenas o sr. Jair Bolsonaro. Antes, ela visa todo o sistema civil-militar que compunha o verdadeiro eixo do governo. E visar o sistema significa destruí-lo. Não apenas colocar indivíduos na cadeia, mas decompor as estruturas de poder que submetem a democracia brasileira a uma chantagem contínua, que submeteram o povo brasileiro a gestões criminosas durante a pandemia.

Nesse sentido, algo como o que ocorreu no domingo não se resolverá com prisões, embora elas sejam necessárias. Ela exige duas ações centrais. A primeira é a dissolução da polícia militar. A polícia militar brasileira não é uma polícia de Estado, ela é uma facção armada. Como se não bastasse o fato de ela servir principalmente para operar massacres administrativos, chacinas periódicas que visam submeter setores da população brasileira à sujeição soberana de quem decide pela vida e pela morte, ela agora se apresenta como partido político.

No domingo, ficou claro como ela age, a saber, protegendo, auxiliando e estimulando golpes de Estado. Desde as atuações da Polícia Rodoviária Federal no dia das eleições do segundo turno, estava claro que a PM e a PRF estariam em insubordinação contínua. Não será afastando um ou dois policiais que algo vai se modificar. A garantia da democracia brasileira passa pela dissolução da polícia militar, pela quebra de sua hierarquia e pela criação de outra polícia, não mais militar.

A segunda ação consiste em afastar o alto-comando das Forças Armadas e colocá-los na reserva. O que vimos domingo foi simplesmente inimaginável em qualquer democracia: as Forças Armadas impedindo com tanques que a Força de Segurança Nacional entrasse na área em frente ao Quartel General, em Brasília, para desalojar fascistas. Isso já configura uma força militar em insubordinação contra o Presidente da República.

As Forças Armadas passaram os últimos quatro anos chantageando a República, colocando em questão a segurança das eleições. Elas tomaram o Estado brasileiro de assalto, colocando mais de 7.000 de seus membros em postos de primeiro e segundo escalão, para gerir o Estado de acordo com seu grau de incompetência e insensibilidade. Quando eleito depois de uma campanha na qual sua vida foi ameaçada várias vezes, o presidente da Colômbia, Gustavo Petro, removeu quase 70 generais e coronéis do exército e da polícia. Era uma ação necessária para um país que não quer mais se sujeitar à excepcionalidade que as forças militares se arrogam.

Alguns podem achar tais proposições irrealistas. Eu diria que irrealista é a realidade na qual nos encontramos agora. Não é possível ter um governo que conviva diariamente com forças que procuram demovê-lo. É isso que acontecerá se não agirmos de maneira contundente nos primeiros dias do governo Lula. Tudo está muito claro a partir de agora. Que não nos contentemos mais uma vez com ilusões.

*Vladimir Safatle é professor titular de filosofia na USP. Autor, entre outros livros, de Maneiras de transformar mundos: Lacan, política e emancipação (Autêntica).

Publicado originalmente na Revista Cult. A Terra é redonda 12/1/23

Si rifiutano di vivere nella democracia: il senso del golpe demenziale in Brasilia

Sono molti gli interrogativi sollevati dal fallito golpe dell’8 gennaio a Brasilia. Storditi, ci chiediamo come siamo potuti arrivare a questo livello di barbarie al punto da distruggere i simboli del governo di una nazione: i tre poteri, l’esecutivo, il legislativo e il giudiziario? Questo non accade per caso. È una conseguenza di precedenti fattori storici e sociali che si sono concretizzati negli atti di vandalismo all’interno dei tre palazzi.

Filosoficamente possiamo dire che la dimensione del demens (follia, eccesso, assenza della giusta misura) ha soffocato l’altra dimensione del sapiens (della razionalità, dell’equilibrio) che sempre l’accompagna, perché questa è la condizione umana. Si è verificato che il demens ha prevalso sul sapiens e ha inondato la coscienza di numerosi gruppi umani.

Questo fatto mostra il lato perverso della cordialità descritta da Sérgio Buarque de Holanda quando in Raízes do Brasil (1936) parla del brasiliano come di un uomo cordiale. La maggior parte degli analisti dimentica la nota a piè di pagina che l’autore fa quando spiega che la cordialità viene dal cuore. In questo cuore c’è la gentilezza, la buona volontà, l’ospitalità. Ma c’è anche l’odio, il male e la violenza. Entrambi hanno il loro quartier generale nel cuore dei brasiliani.

Il popolo brasiliano ha mostrato la cordialità in queste due dimensioni, quella luminosa e quella oscura. A Brasilia è disceso lo spirito della pura demenza, senza alcun accenno di razionalità, distruggendo gli organismi che rappresentavano la democrazia e la repubblica.

Perché è scoppiata la demenza? È il frutto di una storia demenziale iniziata con il genocidio dei popoli originari, si è impiantata la colonia come una impresa commerciale, un’azienda per fare soldi e non per fondare una nazione. Ciò si è aggravato oltre misura per i 300 anni di schiavitù, quando le persone sradicate dall’Africa sono state rese qui cose, animali da lavoro, schiavi sottoposti a ogni tipo di sfruttamento e violenza al punto che la loro età media, secondo Darcy Ribeiro, non superava i 22 anni, tale fu la brutalità che subirono. L’abolizione della schiavitù li ha gettati nelle mani della provvidenza, per strada e nelle favela senza alcuna tutela. Questo debito grida al cielo fino ad oggi.

Terminata la colonizzazione, il popolo brasiliano, nelle parole del grande storico mulatto Capistrano de Abreu, “ha resistito ed è stato riconquistato, ha sanguinato e risanguinato”. Questa logica non è stata abolita in quanto è presente nei 30 milioni di affamati, nei 110 milioni con insufficienza alimentare e con più della metà della nostra popolazione (54% di origine africana) povera che vive nelle periferie delle città, nelle favela e in condizioni disumane.

I padroni del potere, “l’élite dell’arretratezza” come la chiama giustamente Jessé Souza, hanno sempre controllato il potere politico anche nelle varie fasi della repubblica e nei pochi periodi di democrazia rappresentativa. Le classi abbienti hanno fatto tra loro una politica di conciliazione, mai di riforme e di inclusione. Logicamente, sono state create diverse costituzioni, ma quando hanno regolato e limitato l’avidità dei potenti?

Il nostro capitalismo è uno dei più selvaggi del mondo, al punto che Chomsky ha detto: Il Brasile è una specie di caso speciale; raramente ho visto un paese in cui elementi dell’élite nutrono un tale disprezzo e odio per i poveri e i lavoratori”. Non si è mai lasciato civilizzare. Non c’è stata quasi lotta di classe perché loro [l’elite al potere] l’hanno schiacciata spietatamente con la violenza (sostenuti dal braccio militare).

Abbiamo avuto e abbiamo a democrazia, ma sempre è stata fragile ed è stata ed è continuamente minacciata, come si è visto nei vari golpe contro Vargas, Jango, Dilma Rousseff e l’8 gennaio di quest’anno. M è sempre risorta.

Bisogna tener conto di tutto questo per avere un quadro che ci faccia capire il recente golpe demenziale e frustrato. Vale la pena notare l’osservazione di Veríssimo su Twitter: l’anti-petismo non è nuovo, l’anti-popolo è nel DNA della classe dominante. Questa non ha mai permesso a chi veniva dal piano più basso di salire a un altro, occupando il centro del potere, come è successo con Lula/Dilma e ancora con Lula nel 2023. Ha fatto ogni tipo di opposizione e manovre golpiste, appoggiata dal braccio ideologico della grande stampa aziendale.

C’è un altro punto da considerare: la cultura del capitale ha esasperato l’individualismo, la ricerca del benessere individuale o aziendale, mai di un intero popolo. Tale ethos ha permeato la società, i processi di socializzazione, le scuole, le menti e i cuori delle persone meno critiche. Siamo tutti, in un certo senso, ostaggi della cultura del capitale perché ci costringe a consumare beni superflui e si è impiantata in tutto il mondo, generando la disgrazia planetaria, gettando nell’emarginazione gran parte dell’umanità e mettendo a rischio la vita sul pianeta Terra. [La cultura del capitale] ha creato consumatori e non cittadini.

La dittatura di questo individualismo ha portato molti, a migliaia a non voler vivere insieme. Preferiscono le loro ‘Alfa Villes’ e i loro quartieri chiusi, riservati ai ricchi e speculatori. Ora, una società non esiste e non si sostiene senza un patto sociale. Si esprime attraverso un certo ordine sociale, materializzato in una Costituzione e nelle leggi che tutti si impegnano ad accettare. Ma sia la Costituzione, sia le leggi sono continuamente violate, poiché l’individualismo ha minato il senso del rispetto delle leggi, delle persone e dell’ordine concordato.

Coloro che stanno dietro al tentativo di Brasilia sono quei tipi di persone che si considerano al di sopra dell’ordine esistente. Ci sono persone di tutte le classi, ma principalmente rappresentanti del grande capitale. Non dimentichiamo l’ultimo rapporto di Forbes che dava i dati sugli opulenti brasiliani: 315 miliardari, la maggior parte dei quali vive di rendita piuttosto che di produzione di beni di consumo.

Il principale fattore che ha creato le condizioni per questo golpe fallito è stata l’atmosfera creata da Jair Bolsonaro, che ha suscitato la dimensione demenziale in milioni di persone, presi da odio, truculenza, discriminazione di ogni tipo e vile disprezzo per i poveri e gli emarginati. A loro va attribuita la responsabilità principale per l’avvelenamento della nostra società con tratti di disumanità, regressione a modelli sociali vecchi e non contemporanei. Nemmeno la religione è sfuggita a questa pestilenza, soprattutto nei gruppi di chiese neo-pentecostali e anche nei gruppi di cattolici conservatori e reazionari.

Grazie alla rapida determinazione dei ministri del Supremo Tribunal Federal e del Tribunal Superior Eleitoral, in particolare del ministro Moraes e nel caso del golpe, l’azione rapida e intelligente del ministro della Giustizia Flávio Dino che ha convinto il presidente Lula, vista la gravità della questione, a ordinare un intervento federale in materia di sicurezza nel Distretto Federale di Brasilia. Così, all’ultimo momento, si è riusciti a far abortire il golpe. La stupidità degli invasori dei tre Palazzi della Democrazia e le distruzioni che vi hanno perpetrato, hanno frenato la giunta militare che, secondo il piano svelato del golpe, avrebbe assunto il potere sotto forma di dittatura con l’arresto di tutti i ministri, la chiusura del Congresso e atti di repressione già conosciuti nella nostra storia.

La democrazia può avere i suoi difetti e limiti, ma è ancora la migliore forma per permetterci di vivere insieme, come cittadini partecipativi e con la garanzia di diritti. Senza di essa, scivoliamo fatalmente nella barbarie e nella disumanizzazione delle relazioni personali e sociali. Questa democrazia deve essere costruita giorno per giorno, essere quotidiana, aperta all’arricchimento e trasformarsi in una vera cultura permanente.

Leonardo Boff Abitare la Terra: vie per la fraternità universale, Castelvecchi, Roma 2021

(traduzione dal portoghese di Gianni Alioti)

Eles se recusam a viver juntos: o sentido do golpe demente

São muitas as interrogações que o golpe frustrado de 8 de janeiro em Brasília, suscita. Estarrecidos,nos perguntamos como podemos ter chegado a esse nível de barbárie a  ponto de destruir os símbolos do governo de uma nação: os três poderes, o executivo,o legislativo e o judiciário? Isso não acontece por acaso. É consequência de fatores histórico-sociais anteriores que se materializaram na vandalização dos três palácios.

Filosoficamente podemos dizer  que a dimensão de  demens (demência, excesso,ausência da justa medida) sufocou  a outra dimensão de sapiens (de racionalidade, de equilíbrio) que sempre a acompanha, pois esta é a condição humana. Ocorre que o demens prevaleceu sobre o sapiens e inundou a consciência de numerosos grupos humanos.

Tal fato mostra o lado perverso da cordialidade descrita por Sérgio Buarque de Holanda quando em Raízes do Brasil(1936) fala do brasileiro como homem cordial. A maioria dos analistas esquece a nota de rodapé que o autor faz ao explicar que cordialidade vem de coração. Neste coração há bondade,bem-querença,hospitalidade. Mas há também ódio, maldade e violência. Ambos tem sua sede no coração dos brasileiros.

O povo brasileiro mostrou a cordialidade nestas duas dimensões, a luminosa e a tenebrosa. Em Brasília desceu o espírito da demência pura, sem qualquer laivo de racionalidade, destruindo os órgãos que representavam a democracia e a república.

Por que irrompeu a demência? Ela é fruto de uma história demente que começou com o genocídio dos povos originários, se implantou a colônia, como uma feitoria, um empresa para fazer dinheiro e não para fundar uma nação. Agravou-se desmedidamente pelos 300 anos de escravismo quando pessoas arrancadas de África foram aqui feitas coisas, animais para o trabalho, escravos submetidos a todo tipo de exploração e violência a ponto que a idade média deles,segundo Darcy Ribeiro, não passar da 22 anos tal era a brutalidade que sofriam. A abolição os jogou ao deus-dará, na rua e na favela sem qualquer compensação. Essa dívida clama aos céus até os dias de hoje.

Terminada a colonização, o povo brasileiro, no dizer do grande historiador mulato Capistrano de Abreu, foi “capado e recapado, sangrado e ressangrado”. Essa lógica não foi abolida pois está presente nos 30 milhões de famintos, nos 110 milhões com insuficiência alimentar e com mais da metade de nossa população  (54% de ascendência africana) pobre vivendo nas periferias das cidades, nas favelas e em condições desumanas.

Os donos do poder, “a elite do atraso”como a denomina pertinentemente Jessé Souza, sempre controlaram o poder político mesmo nas várias fases da república e nos poucos períodos de democracia representativa. As classes endinheiradas fizeram entre si a política de conciliação, jamais de reformas e de inclusão. Logicamente se construíram várias constituições, mas quando foi que elas regularam e limitaram a ganância dos poderosos?

O nosso capitalismo é um dos mais selvagens do mundo, a ponto de Chomsky dizer::”O Brasil é uma espécie de caso especial; raramente vi um país onde elementos da elite têm tanto desprezo e ódio pelos pobres e pelo povo trabalhador”. Ele nunca se deixou civilizar. Mal houve luta de classes porque eles com violência (secundada pelo braço militar) a esmagou impiedosamente.

Tivemos e temos democracia, mas sempre foi frágil e foi e é continuamente  ameaçada, como se viu no vários golpes, contra Vargas, Jango,Dilma Rousseff e no dia 8 de janeiro do corrente ano. Mas ela sempre ressurgiu.

Tudo isso deve ser tomado em consideração para termos um quadro que nos faz entender o recente golpe demente e frustrado. Vale a observação de Veríssimo num twitter: o anti-petismo não é de agora, o anti-povo está no DNA da classe dominante. Ela nunca permitiu que alguém vindo do andar de baixo, subisse a outro,  ocupando o centro do poder, como ocorreu com Lula/Dilma e novamente com Lula em 2023. Fez-lhe todo tipo de oposição e manobras golpistas, apoiadas pelo braço ideológico da grande imprensa corporativa.

Há um outro ponto a ser considerado: a cultura do capital. Ela exacerbou o individualismo, a busca de bem-estar individual ou corporativo, nunca para todo um povo. Tal ethos impregnou a sociedade, os processos de socialização, as escolas, as mentes e os corações das pessoas menos críticas. Todos, de certa forma, somos reféns da cultura do capital pois nos obriga a consumir bens supérfluos se implantou no mundo inteiro, gerando a desgraça planetária, jogando grande parte da humanidade na marginalização e pondo em risco a vida sobre o planeta Terra. Ela criou consumidores e não cidadãos.

A ditadura deste individualismo levou a muitos, a milhares a não quererem viver juntos. Preferem suas Alfa Villes e seus bairros restritos a endinheirados e especuladores. Ora, uma sociedade não existe nem se sustenta sem um pacto social. Ele se expressa por certa ordem social, materializada numa Constituição e nas leis que todos se comprometem a aceitar. Mas tanto a Constituição quanto as leis são continuamente violadas, pois o individualismo solapou o sentido do respeito às leis, às pessoas e à ordem convencionada.

Os que estão por trás da intentona de Brasília, são tais tipos de pessoas que se consideram acima da ordem existente. Há pessoas de todas as classes, mas principalmente,representantes do grande capital. Não esqueçamos do último relatório da Forbes que dava os dados dos opulentos do Brasil: 315 bilionários, grande parte vivendo do rentismo e não da produção de bens de consumo.

O principal fator que criou as condições para este golpe frustrado, foi a atmosfera criada por Jair Bolsonaro que suscitou a dimensão demente em milhões,tomados por ódio, truculência, discriminações de todo tipo e desprezo covarde de pobres e marginalizados. A eles cabe a responsabilidade principal pelo envenenamento de nossa sociedade com traços de desumanidade, regressão a modelos sociais velhistas e não contemporâneos. Nem a religião escapou desta pestilência,especialmente em grupos de igrejas neopentecostais e também em grupo de católicos conservadores e reacionários.

Graças a rápida determinação dos Ministros do STF e do TSE nomeadamente do ministro Moraes e no caso do golpe a atuação rápida e inteligente do Ministro da Justiça Flávio Dino que convenceu o presidente Lula, face à gravidade da questão, a ordenar uma intervenção federal em termos de segurança no Distrito Federal.Assim, de última hora, se conseguiu abortar um golpe. A estupidez dos invasores das três Casas do Governo e a destruição que lá perpetraram, freou a junta militar que, segundo o plano revelado do golpe, assumiria o poder na forma de uma ditadura com a prisão de todos os ministros, fechamento do Congresso e atos de repressão já conhecidos em nossa história.

Pode a democracia ter seus defeitos e limites,mas é ainda a melhor forma de nos permitir viver juntos, como cidadãos participativos e com garantia de direitos. Sem ela resvalamos fatalmente para a barbárie e a desumanização nas relações pessoais e sociais. Essa democracia tem que ser construída dia a dia, ser cotidiana, aberta a enriquecimentos e a se transformar numa verdadeira cultura permanente.

Leonardo Boff escreveu Brasil:concluir a refundação ou prolongar a dependência, Vozes 2018: Habitar a Terra:qual o caminho para a fraternidade universal,  Vozes 2022.