La crise brésilienne et la géopolitique mondiale

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La crise brésilienne et la géopolitique mondiale
Leonardo BOFF

Il serait erroné de penser la crise actuelle au Brésil uniquement à partir du Brésil. Cette crise s’intègre dans l’équilibre des forces mondiales qu’est la soi-disant nouvelle guerre froide impliquant principalement les Etats-Unis et la Chine. L’espionnage étasunien, comme l’a révélé Snowden, a atteint la Petrobras et les réserves du pré-sal et n’a pas épargné la présidente Dilma. Cela fait partie de la stratégie du Pentagone pour remplir tous les espaces sous le slogan « un monde, un empire ». Voici quelques points qui nous font réfléchir.

Dans le contexte général il y a une montée visible de la droite dans le monde, à partir des propres États-Unis et de l’Europe. En Amérique latine se clôt un cycle de gouvernements progressistes qui ont élevé le niveau social des plus pauvres et consolidé la démocratie. Ils sont maintenant en proie à une vague droitière qui a déjà triomphé en Argentine et qui met la pression sur tous les pays d’Amérique du Sud. Ils parlent, comme ici (au Brésil NdT), de la démocratie, mais veulent en réalité la rendre insignifiante pour faire régner le marché et l’internationalisation de l’économie.

Le Brésil en est la cible principale et l’impeachment de la présidente Dilma n’est qu’un épisode d’une stratégie globale, en particulier des grandes entreprises et du système financier, qu’articulent les gouvernements centraux. Les grands entrepreneurs nationaux veulent revenir au niveau des profits qu’ils avaient sous les politiques néolibérales, avant Lula. L’opposition à Dilma et le soutien à sa destitution est très clairement patronal. La Fiesp (Fédération des Insustries de São Paulo) avec Paulo Skaf, la Firjan (Fédération des Industries de Rio de Janeiro), la Fédération du Commerce de São Paulo, l’Association Brésilienne de l’Industrie Electronique et Appareils Electroménagers (Abinee), des entités commerciales des Etats du Paraná, de l’Espírito Santo, du Pará et de nombreux réseaux d’entreprises sont déjà en campagne ouverte pour l’impeachment et pour la fin de la démocratie sociale mise en place par les gouvernements Lula-Dilma.

La stratégie testée contre le « printemps arabe » et appliquée au Moyen-Orient et maintenant au Brésil et en Amérique latine en général est de déstabiliser les gouvernements progressistes afin de les aligner sur les stratégies globales en les transformant en partenaires. Il est symptomatique qu’en mars 2014, Emy Shayo, analyste chez JB Morgan, ait coordonné une table ronde avec des publicitaires brésiliens liés à la macroéconomie néolibérale sur le thème : « Comment déstabiliser le gouvernement Dilma ». Arminio Fraga, probable ministre des Finances dans un éventuel gouvernement post-Dilma, vient de JB Morgan (cf.blog Juarez Guimarães, « Pourquoi les employeurs veulent-ils le coup d’état ? »).

Noam Chomsky, Moniz Bandeira et d’autres ont averti que les Etats-Unis ne toléreraient pas une puissance comme le Brésil dans l’Atlantique Sud, ayant un projet d’autonomie, et liée aux BRICS. La grande préoccupation pour la politique étrangère américaine est la présence croissante de la Chine, son principal concurrent, dans les différents pays d’Amérique latine, et notamment au Brésil. Faire front au contre-pouvoir que représentent les BRICS implique d’attaquer et d’affaiblir le Brésil, l’un de ses membres détenteur d’une richesse écologique unique.

Notre meilleur analyste de la politique internationale, Luiz Alberto Moniz Bandeira, auteur de « La seconde guerre froide – géopolitique et dimension stratégique des Etats-Unis” (Civilização Brasileira 2013) et « Désordre international » (chez le même éditeur) peut nous aider à comprendre les faits. Il a apporté des détails sur la façon dont agissent les États-Unis : « Et pas seulement la CIA … spécialement les ONG financées par l’argent officiel et semi-officiel, tels l’USAID (National Endwoment for Democracy), qui achètent des journalistes et forment des militants ». La « Nouvelle Carte du Pentagone pour la Guerre & la Paix » définit les formes de déstabilisation économique et sociale à travers les médias, les journaux, les réseaux sociaux, les entrepreneurs et l’infiltration de militants. Moniz Bandeira en vient à dire : « Je ne doute pas qu’au Brésil les journaux sont soutenus financièrement … que des journalistes sont sur la liste des paiements des organismes ci-dessus et que de nombreux policiers et commissaires de police reçoivent de l’argent de la CIA directement sur leurs comptes bancaires » (cf Journal en ligne GGN Luis Nassif du 03/09/2016). Nous pourrions même imaginer facilement la liste de ces journaux et de certains journalistes, pleinement alignés sur l’idéologie déstabilisatrice de leurs patrons.

C’est surtout le pré-sal, le deuxième gisement de gaz et de pétrole au monde, qui est dans le collimateur des intérêts mondiaux. Adalberto Cardoso, Sociologue à l’UERJ (Université de l’État de Rio de Janeiro), dans un entretien à la Folha de São Paulo (26/04/2015), était explicite : « Il serait naïf d’imaginer qu’il n’y a pas d’intérêts internationaux et géopolitiques de la part des Américains, des Russes, des Vénézuéliens, des Arabes. Il n’y aura de changement à la Petrobras que dans le cas d’une nouvelle élection et si le PSDB gagne. Dans ce cas, il mettrait fin au monopole de l’exploitation et les règles changeraient. L’impeachment intéresse les forces qui veulent des changements à la Petrobras : les grandes compagnies pétrolières, les acteurs internationaux qui ont tout à gagner de la sortie de la Petrobras de l’exploration pétrolière. Une partie de ces acteurs veulent la destitution de Dilma ».

Nous ne sommes pas dans une pensée conspirationniste, parce que nous savons comment les Etasuniens ont agi durant le coup d’Etat militaire en 1964, comment ils ont infiltré les mouvements sociaux et politiques. Le fait que la quatrième flotte étasunienne dans l’Atlantique Sud soit proche de nos eaux territoriales n’est pas sans raison. Nous devons prendre conscience de notre importance sur la scène mondiale, résister et chercher à renforcer notre démocratie qui représentent moins les intérêts commerciaux que les exigences non-entendues de notre peuple dans la construction de notre propre chemin vers l’avenir.

Leonardo Boff est écrivain.

traduit par Marize de Melo Fourcher
http://www.legrandsoir.info/la-crise-bresilienne-et-la-geopolitique-mondiale.htm

Was für ein Brasilien wollen wir: ein gerechtes oder nur ein reiches?

Die aufgeheizte Stimmung der politischen Parteien und der Gesellschaft erschweren es zu erkennen, worum es zurzeit wirklich geht: Was für ein Brasilien wollen wir? Ein gerechtes Land oder nur ein reiches Land? Logischerweise wäre es ideal, ein Land zu haben, auf das beides zutrifft. Doch wir müssen uns entscheiden zwischen den unterschiedlichen Wegen zu diesem Ziel. Einige behindern diesen Weg, andere machen ihn möglich.

Wenn wir ein gerechtes Land wollen, müssen wir für den Weg der republikanischen Demokratie stimmen, d. h. das Gemeinwohl über das individuelle Wohl stellen. Daraus ergibt sich, dass die Politik sich mehr um die Bedürftigen kümmert und somit unsere perverse soziale Ungleichheit reduziert. Mit anderen Worten: Es wird mehr soziale Gerechtigkeit geben, eine bessere Verteilung der zur Verfügung stehenden Güter und somit ein Rückgang der Gewalt. Dies ist, was die Lula-Dilma Regierung tat, als sie ca. 36 Millionen Menschen von Hunger und Elend befreite und andere soziale Programme durchführte.

Wollen wir ein reiches Land, so stimmen wir für die liberale Demokratie (die Spuren ihrer bürgerlichen Wurzel trägt) innerhalb des Rahmens von kapitalistischer oder neoliberaler Produktion. Neoliberalismus stellt das private Wohl über das Gemeinwohl. Zu diesem Zweck bevorzugt er Investitionen in große Projekte und Infrastrukturen, sodass die Industrie effizient ist und ihre Produkte die Konsumenten anzieht. Die Armen sind nicht vergessen, aber sie werden von der Politik nur schwach bedacht.

In seinem Buch „Kapitalismus im 21. Jahrhundert“ zeigt Thomas Piketty auf, dass der Kapitalismus das beste je erdachte Mittel zur Anhäufung von Reichtum ist. Doch er erkennt, dass dort, wohin Kapitalismus floriert, schon bald Ungleichheiten eingeführt werden, denn Kapitalismus ist geeignet für die private Anhäufung und nicht für die Verteilung des Reichtums. Noch besser entwickelt er das in seinem anderen Buch „Ökonomie der Ungleichheiten“ (L’économie des inégalités). Mit anderen Worten: Ungleichheit ist soziale Ungerechtigkeit, denn Reichtum wird angehäuft, indem Armut geschaffen wird. Kapitalismus erlegt Lohnkürzungen auf, ökonomische Anpassungen, die Sozial- und Arbeitspolitik unterminieren und den niedrigen Klassen den Aufstieg erschweren. Vorherrschend ist Wettbewerb, nicht Solidarität. Der Markt dirigiert die Politik, Gemeingüter werden privatisiert und der Staat darf nur minimal intervenieren, wobei seine vorrangigen Pflichten darin bestehen, für Sicherheit zu sorgen und die Grundversorgung zu garantieren.

Noch mehr: Das unkontrollierte Streben nach Reichtum durch einige Wenige beinhaltet die Ausbeutung der Naturgüter, die inzwischen fast erschöpft sind, sodass wir die physischen Grenzen der Erde erreicht haben. Ein beschränkter Planet kann kein unbegrenztes Wachstum des Reichtums ertragen. Wir brauchen fast anderthalb Erden, um menschliche Anforderungen zu erfüllen, was für die Erde unnachhaltig ist und sogar die bloße Reproduktion des kapitalistischen Systems unmöglich macht.

Eine kapitalistische Makrowirtschaft wird durch die primären Länder, besonders durch die Vereinigten Staaten, als eine Form der Kontrolle und der erzwungenen Anpassung an imperialistische Strategien für alle auferlegt. Doch wie Mark Thoma, der Makro-Wirtschaftswissenschaftler der Universität Oregon, Verteidiger des Kapitalismus, beobachtet, funktioniert der Kapitalismus nicht mehr gut, weil die gegenwärtige systemische Krise unlösbar scheint. Die kapitalistische Ordnung wird sicher ihrer Grenzen bewusst.

Wie ist der Zankapfel in der gegenwärtigen Politik Brasiliens? Die Opposition stimmte für eine neoliberale Makrowirtschaft. Oppositionsführer verkündigen öffentlich, dass Gehälter viel zu hoch sind, dass Petrobras, die Bank Brasiliens und der Postdienste privatisiert werden sollten. Wir kennen diese Formel bereits. Sie ist grausam gegen die Armen und schlecht für die Arbeiterklasse, denn sie bevorzugt die Anhäufung des Reichtums und folglich soziale Ungleichheit. Kapitalismus ist für die Kapitalisten gut, aber für die große Mehrheit der Bevölkerung schlecht. Reichtum kann auf Kosten der Armut und sozialen Ungerechtigkeit nicht geschaffen werden.

Ein geopolitisches Element muss auch hinzugefügt werden, das hier nicht ausführlich besprochen wird. Die Vereinigten Staaten dulden keine aufstrebende Macht wie Brasilien, das mit BRICS und China assoziiert ist, die immer mehr in Lateinamerika eindringen. Progressive und populäre Regierungen müssen destabilisiert werden, indem man ihre Politik verleumdet und ihre Anführer diffamiert.

Die Arbeiterpartei, PT, und die progressiven Gruppen und politischen Parteien wollen den Weg der republikanischen und partizipatorischen Demokratie. Sie streben danach, ihre sozialen Siege zu gewährleisten und auszubreiten. Es ist nicht gewiss, dass ein neoliberaler Sieg sie zurückhalten würde, weil dieser einer anderen Logik folgt, der Logik des Kapitalismus, d. h. der Maximierung von Gewinnen.

Die gegenwärtige Regierung sucht ihren eigenen Weg in der Volkswirtschaft und internationalen Politik mit dem Bewusstsein, dass die Weltwirtschaft bald eine in erster Linie ökologische Basis haben wird. Dann werden wir als eine Macht auftreten, die dazu fähig ist, den Tisch für die Hungernden und Dürstenden der ganzen Welt zu decken. Diese Tatsache sollte nicht vergessen werden. Aber die Hauptaufgabe wird sein, die schändliche soziale Ungleichheit, die Armut und das Elend durch die Sozialpolitik zu überwinden, indem Gesundheit und Ausbildung betont werden.

Die Antriebskraft der ungestümen Opposition gegen die Regierung von Lula-Dilma ist der Wunsch, ihre republikanischen Projekte zu liquidieren, weil es für sie hart ist, die Überlegenheit der Armen und ihrer Teilnahme im sozialen Leben zu akzeptieren.

Aber das ist das Projekt, das auf den Kummer reagiert, der Celso Furtado überall in seinem ganzen Leben verfolgte: «Warum befindet sich Brasilien, das so reich ist und so viel Potential besitzt, weiterhin im Rückwärtsgang. Die von Lula-Dilma gegebene Antwort antwortet auf die Klage von Celso Furtado und ist nicht nur für die Armen gut, sondern für alle.

Diese Frage zu verstehen heißt, den zentralen Punkt der brasilianischen politischen Krise zu begreifen, die allen anderen Krisen zugrunde liegt.

Uberetzt von Bettina Gold-Hartnack

 

 

 

 

Zehn Regeln für das Herz

Eine ergiebige Diskussion ist ausgebrochen über die Notwendigkeit, die Vernunft des Herzens zu retten. Dies soll die exzessive Rationalisierung unserer Gesellschaft begrenzen und die instrumentelle analytische Vernunft bereichern, welche, wenn auf sich selbst zurückgeworfen, das eigentliche Verhältnis zur Natur, d. h. die Zugehörigkeit, den Respekt für ihre Zyklen und Rhythmen, aushöhlen könnte. Wir wollen hier einige Regeln aus der Dimension des Herzens aufzählen.

  1. Schütze das Herz, das biologische Zentrum des menschlichen Körpers. Sein Schlagen lässt das Blut durch den gesamten Organismus fließen und gibt diesem somit Leben. Überfordere es nicht mit zuviel fetthaltiger Nahrung und alkoholischen Getränken.
  2. Gib gut auf das Herz Acht. Es ist unser psychisches Zentrum. Wie Jesus schon warnte, kommen alle guten und bösen Dinge vom Herzen. Handle auf solche Weise, dass dein Herz nicht durch riskantes und gefährliches Verhalten überstimuliert wird. Halte es ruhig durch einen gelassenen und gesunden Lebensstil.
  3. Überwache dein Herz. Es repräsentiert unsere Tiefendimension. Im Herzen findet sich das Gewissen, das immer mit uns ist, das uns rät, warnt und auch bestraft. Philologisch bedeutet Enthusiasmus, einen “inneren Gott” zu haben, der uns wärmt und erleuchtet. Das tiefe Gefühl des Herzens überzeugt uns davon, dass die Absurdität niemals über dem gesunden Menschenverstand steht.
  4. Kultiviere die Sensibilität, eine Eigenschaft des Herzens. Lass nicht zu, dass die Sensibilität durch funktionelle Vernunft dominiert wird. Bringe sie miteinander in Einklang. Aufgrund der Sensibilität können wir das Herz des Anderen fühlen. Durch Sensibilität wissen wir intuitiv, dass die Berge, Wälder und Urwälder, die Tiere, der mit Sternen übersäte Himmel und auch Gott selbst ein schlagendes Herz besitzen. Schließlich verstehen wir, dass es ein immenses Herz gibt, das durch das gesamte Weltall schlägt.
  5. Liebe dein Herz. Im Herzen ist die Liebe zu Hause. Die Liebe, die der Grund der Freude ist in der Begegnung zwischen einander liebenden Menschen und die die Vereinigung von Körper und Geist zu einer einzigen und mysteriösen Wirklichkeit ermöglicht. Liebe, die das Wunder des Lebens erwirkt durch die liebende Vereinigung der Geschlechter und der selbstlosen Hingabe, der Fürsorge für die Hilflosesten, die inklusiven sozialen Beziehungen, Kunst, Musik und die mystische Ekstase, die der liebenden Person ermöglicht, mit Dem Geliebten zu verschmelzen.
  6. Habe ein mitfühlendes Herz. Ein Herz, das weiß, wie es aus sich herausgeht und sich dem Anderen anschließt, mit ihm leidet, mit ihm zusammen das Kreuz des Lebens teilt sowie die Freude gemeinsam feiert.
  7. Öffne das Herz für die essentielle Zärtlichkeit. Die essentielle Zärtlichkeit ist so zart wie eine Feder, die aus dem Unendlichen kommt und uns kraft ihrer Berührung erkennen lässt, dass wir Brüder und Schwestern sind und dass wir zur selben Menschheitsfamilie gehören, die zusammen dasselbe Gemeinsame Haus bewohnen.
  8. Halte dein Herz bereit für die Achtsamkeit, damit der Andere wichtig für dich sein kann. Das Herz heilt alte Wunden und bewahrt vor künftigen. Wer liebt ist achtsam, und wer achtsam ist, liebt.
  9. Forme dein Herz mit Zärtlichkeit. Wenn du Liebe aufrechterhalten willst, so umgib sie mit Zärtlichkeit und Behutsamkeit.
  10. Reinige dein Herz Tag für Tag, sodass die Schatten, Verbitterung und Rachsucht, welche auch im Herzen leben, niemals über das Gute, die Höflichkeit und die Liebe siegen. Dann wird dein Herz im Rhythmus des Weltalls schlagen und Ruhe im Herzen des Mysteriums finden, der Urquelle, aus der alles kommt, die wir schlicht Gott nennen.

Die folgenden fünf Empfehlungen, die die Liebe verstärken, sind ebenfalls sinnvoll:

  1. Gib dein Herz in alles hinein, worüber du nachdenkst, und in alles, was du tust. Ohne das Herz zu sprechen klingt kalt und institutionell. Wörter aus dem Herzen gesprochen erreichen die Tiefe der Menschen. Auf diese Weise wird Harmonie mit den Fragenden oder Zuhörenden hergestellt. Dies erleichtert das Verständnis und die Zugehörigkeit.
  2. Wenn logisches Denken zum Ausdruck gebracht wird, fügt das Herz dem die Emotion hinzu. Zwinge es nicht, denn es wird spontan die tiefe Überzeugung dessen, woran du glaubst und was du sagst, zum Vorschein bringen. Nur auf diese Weise wird das Herz des Anderen erreicht und überzeugt.
  3. Die kalte intellektuelle Intelligenz, die vorgibt, alles zu verstehen und zu lösen, schafft eine rationalistische und reduktionistische Wahrnehmung der Realität. Doch der Exzess der Vernunft des Herzens und der Gefühle kann ebenfalls zu einem rührseligen Sentimentalismus und zu populistischen Tiraden führen, die die Menschen abstoßen. Es muss immer die richtige Ausgewogenheit zwischen Herz und Verstand angestrebt werden, doch stets durch die Verbindung beider Pole, beginnend beim Herzen.
  4. Wenn du zu einem Auditorium oder zu einer Gruppe sprechen musst, versuche Harmonie mit der zu diesem Zeitpunkt an diesem Ort bestehenden Atmosphäre zu finden. Wenn du sprichst, sprich nicht nur vom Kopf, sondern gib deinem Herzen den Vorrang. Das Herz fühlt, vibriert und lässt auch den Anderen vibrieren. Das logische Denken der intellektuellen Intelligenz ist nur dann effizient, wenn es sich mit der Sensibilität des Herzens verbindet.
  5. Glauben heißt nicht, über Gott nachzudenken. Glauben heißt, Gott mit dem Herzen zu erspüren. Dann verstehen wir, dass wir stets in der Hand Gottes gehalten sind und dass uns eine liebende und kraftvolle Energie erhellt und erwärmt und über die Wege des Lebens herrscht, über die Erde und das ganze Universum.

übersetzt von Bettina Gold-Hartnack

Leonardo Boff, Theologe und Schrifsteller

 

 

Zehn Regeln für das Her

Eine ergiebige Diskussion ist ausgebrochen über die Notwendigkeit, die Vernunft des Herzens zu retten. Dies soll die exzessive Rationalisierung unserer Gesellschaft begrenzen und die instrumentelle analytische Vernunft bereichern, welche, wenn auf sich selbst zurückgeworfen, das eigentliche Verhältnis zur Natur, d. h. die Zugehörigkeit, den Respekt für ihre Zyklen und Rhythmen, aushöhlen könnte. Wir wollen hier einige Regeln aus der Dimension des Herzens aufzählen.

  1. Schütze das Herz, das biologische Zentrum des menschlichen Körpers. Sein Schlagen lässt das Blut durch den gesamten Organismus fließen und gibt diesem somit Leben. Überfordere es nicht mit zuviel fetthaltiger Nahrung und alkoholischen Getränken.
  2. Gib gut auf das Herz Acht. Es ist unser psychisches Zentrum. Wie Jesus schon warnte, kommen alle guten und bösen Dinge vom Herzen. Handle auf solche Weise, dass dein Herz nicht durch riskantes und gefährliches Verhalten überstimuliert wird. Halte es ruhig durch einen gelassenen und gesunden Lebensstil.
  3. Überwache dein Herz. Es repräsentiert unsere Tiefendimension. Im Herzen findet sich das Gewissen, das immer mit uns ist, das uns rät, warnt und auch bestraft. Philologisch bedeutet Enthusiasmus, einen “inneren Gott” zu haben, der uns wärmt und erleuchtet. Das tiefe Gefühl des Herzens überzeugt uns davon, dass die Absurdität niemals über dem gesunden Menschenverstand steht.
  4. Kultiviere die Sensibilität, eine Eigenschaft des Herzens. Lass nicht zu, dass die Sensibilität durch funktionelle Vernunft dominiert wird. Bringe sie miteinander in Einklang. Aufgrund der Sensibilität können wir das Herz des Anderen fühlen. Durch Sensibilität wissen wir intuitiv, dass die Berge, Wälder und Urwälder, die Tiere, der mit Sternen übersäte Himmel und auch Gott selbst ein schlagendes Herz besitzen. Schließlich verstehen wir, dass es ein immenses Herz gibt, das durch das gesamte Weltall schlägt.
  5. Liebe dein Herz. Im Herzen ist die Liebe zu Hause. Die Liebe, die der Grund der Freude ist in der Begegnung zwischen einander liebenden Menschen und die die Vereinigung von Körper und Geist zu einer einzigen und mysteriösen Wirklichkeit ermöglicht. Liebe, die das Wunder des Lebens erwirkt durch die liebende Vereinigung der Geschlechter und der selbstlosen Hingabe, der Fürsorge für die Hilflosesten, die inklusiven sozialen Beziehungen, Kunst, Musik und die mystische Ekstase, die der liebenden Person ermöglicht, mit Dem Geliebten zu verschmelzen.
  6. Habe ein mitfühlendes Herz. Ein Herz, das weiß, wie es aus sich herausgeht und sich dem Anderen anschließt, mit ihm leidet, mit ihm zusammen das Kreuz des Lebens teilt sowie die Freude gemeinsam feiert.
  7. Öffne das Herz für die essentielle Zärtlichkeit. Die essentielle Zärtlichkeit ist so zart wie eine Feder, die aus dem Unendlichen kommt und uns kraft ihrer Berührung erkennen lässt, dass wir Brüder und Schwestern sind und dass wir zur selben Menschheitsfamilie gehören, die zusammen dasselbe Gemeinsame Haus bewohnen.
  8. Halte dein Herz bereit für die Achtsamkeit, damit der Andere wichtig für dich sein kann. Das Herz heilt alte Wunden und bewahrt vor künftigen. Wer liebt ist achtsam, und wer achtsam ist, liebt.
  9. Forme dein Herz mit Zärtlichkeit. Wenn du Liebe aufrechterhalten willst, so umgib sie mit Zärtlichkeit und Behutsamkeit.
  10. Reinige dein Herz Tag für Tag, sodass die Schatten, Verbitterung und Rachsucht, welche auch im Herzen leben, niemals über das Gute, die Höflichkeit und die Liebe siegen. Dann wird dein Herz im Rhythmus des Weltalls schlagen und Ruhe im Herzen des Mysteriums finden, der Urquelle, aus der alles kommt, die wir schlicht Gott nennen.

Die folgenden fünf Empfehlungen, die die Liebe verstärken, sind ebenfalls sinnvoll:

  1. Gib dein Herz in alles hinein, worüber du nachdenkst, und in alles, was du tust. Ohne das Herz zu sprechen klingt kalt und institutionell. Wörter aus dem Herzen gesprochen erreichen die Tiefe der Menschen. Auf diese Weise wird Harmonie mit den Fragenden oder Zuhörenden hergestellt. Dies erleichtert das Verständnis und die Zugehörigkeit.
  2. Wenn logisches Denken zum Ausdruck gebracht wird, fügt das Herz dem die Emotion hinzu. Zwinge es nicht, denn es wird spontan die tiefe Überzeugung dessen, woran du glaubst und was du sagst, zum Vorschein bringen. Nur auf diese Weise wird das Herz des Anderen erreicht und überzeugt.
  3. Die kalte intellektuelle Intelligenz, die vorgibt, alles zu verstehen und zu lösen, schafft eine rationalistische und reduktionistische Wahrnehmung der Realität. Doch der Exzess der Vernunft des Herzens und der Gefühle kann ebenfalls zu einem rührseligen Sentimentalismus und zu populistischen Tiraden führen, die die Menschen abstoßen. Es muss immer die richtige Ausgewogenheit zwischen Herz und Verstand angestrebt werden, doch stets durch die Verbindung beider Pole, beginnend beim Herzen.
  4. Wenn du zu einem Auditorium oder zu einer Gruppe sprechen musst, versuche Harmonie mit der zu diesem Zeitpunkt an diesem Ort bestehenden Atmosphäre zu finden. Wenn du sprichst, sprich nicht nur vom Kopf, sondern gib deinem Herzen den Vorrang. Das Herz fühlt, vibriert und lässt auch den Anderen vibrieren. Das logische Denken der intellektuellen Intelligenz ist nur dann effizient, wenn es sich mit der Sensibilität des Herzens verbindet.
  5. Glauben heißt nicht, über Gott nachzudenken. Glauben heißt, Gott mit dem Herzen zu erspüren. Dann verstehen wir, dass wir stets in der Hand Gottes gehalten sind und dass uns eine liebende und kraftvolle Energie erhellt und erwärmt und über die Wege des Lebens herrscht, über die Erde und das ganze Universum.

Leonardo Boff, Theologe und Schrifsteller.

übersetzt von Bettina Gold-Hartnack